×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Sur les chemins des phosphates: Un docu-fiction sur la classe ouvrière

    Par Jaouad MDIDECH | Edition N°:4931 Le 04/01/2017 | Partager
    Telle que racontée et commentée, l’histoire du documentaire a de quoi séduire
    C’est le récit de la genèse de la classe ouvrière marocaine et de l’OCP
    chemins_phosphates_031.jpg

    Tout un pan de l’histoire du Maroc est raconté dans ce film documentaire de plus de 80 minutes, depuis les convoitises européennes sur le Maroc au XIXe siècle, jusqu’à l’Indépendance et le retour d’exil du Roi Mohammed V en 1955. Avec un focus sur l’émergence de la classe ouvrière aux années 1930

    Le tandem Mohamed Nadrani et Malika El Manoug a déjà collaboré en 2014 pour produire un premier long-métrage en langue amazighe, «Twanza». Un film inspiré de faits réels ayant eu lieu dans la région de Taroudant. Cette fois-ci, le duo a mis son talent pour réaliser un film documentaire plus collé au réel.  L’opus s’intitule «Sur les chemins des phosphates», un travail de recherche qui a duré 2 ans, où Mohamed Nadrani, déjà auteur de bandes dessinées et d’un livre sur les années de plomb (lui-même ancien détenu politique disparu à Kalaât Magouna et Agdez aux années 1980) s’est totalement investi pour interroger l’histoire, documents, archives et photos historiques à l’appui. Malika El Manoug, la réalisatrice de «Twaza», est appelée alors pour participer à cette nouvelle aventure cinématographique. C’est tout un pan de l’histoire du Maroc qui est montré dans ce film documentaire de plus de 80 minutes, depuis les convoitises européennes sur le Maroc au XIXe siècle, jusqu’à l’Indépendance et le retour d’exil du Roi Mohammed V en 1955. Avec un focus sur l’émergence de la classe ouvrière aux années 1930, après la découverte des mines des phosphates dans le bassin de  Khouribga et région; et sur la naissance de l’OCP (le 7 août 1920), l’entreprise créée par la France pour exploiter cette richesse minière. Cette découverte faite par M. Platon est le fruit du hasard, raconte le film, c’est elle qui va donner naissance à cette agglomération baptisée Khouribga, surgie des entrailles du plateau des Ouled Abdoun, et aux premiers rails des chemins de fer pour transporter le phosphate extrait jusqu’au port de Casablanca.
    Projeté pour la première fois à Khouribga le 19 décembre dernier lors de son dernier festival du film documentaire, le film est plutôt bien accueilli, et l’histoire telle que racontée et commentée en paroles et en images a en tout de quoi séduire. Le film n’est pas encore visionné par la commission de sélection au prochain festival du film national de Tanger, puisque ses auteurs n’ont même pas encore déposé leur copie. Mais, signe prometteur, il a déjà été retenu pour participer au prochain festival du film de Toronto au Canada qui se tient au mois de mai prochain.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc