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    International

    Brexit: «Il ne peut pas y avoir d'union à la carte»

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4910 Le 02/12/2016 | Partager
    Les dirigeants demandent plus de clarté sur le plan de sortie de l'UE
    Inquiétude sur le sort des expatriés britanniques
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    La Première ministre britannique Theresa May a promis de lancer avant fin mars 2017 la sortie de l'UE. Les négociations doivent durer deux ans maximum (Ph. AFP)

    Les chefs de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault et irlandaise Charles Flanagan ont réclamé plus de clarté de la part du Royaume-Uni concernant son plan de sortie de l'Union européenne. Cela fait cinq mois que la décision du Brexit a été prise et les dirigeants européens s’impatientent de connaître le plan britannique. Cette négociation doit commencer le plus vite possible, de l’avis de Jean-Marc Ayrault. Il souhaite que le calendrier soit tenu le plus tôt possible. «Il ne peut pas y avoir d'union à la carte», a-t-il lancé. De son côté, la Première ministre britannique Theresa May a regretté le refus par le président du Conseil européen Donald Tusk d'ouvrir des négociations sur la situation des citoyens britanniques expatriés dans l'Union européenne après le Brexit. Pour Tusk, les négociations à ce sujet ne pourront commencer que lorsque le gouvernement britannique aura déclenché formellement la procédure de retrait. Theresa May a refusé de garantir les droits après le Brexit de près de 3 millions de citoyens de l'UE vivant au Royaume-Uni tant qu'il n'y avait pas un accord similaire pour les 1,2 million d'expatriés britanniques vivant dans l'UE. Elle a cependant affirmé vouloir un accord précoce et a soulevé la question lors de nombreuses rencontres bilatérales avec des homologues européens. Le gouvernement May chercherait à avancer sur la question lors du prochain sommet européen le mois prochain. Depuis la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin, les dirigeants européens ont répété qu'aucune négociation ne pourrait s'ouvrir avec les Britanniques tant qu'ils n'auront pas activé l'article 50 du traité de Lisbonne.
    Sur un autre registre, le Royaume-Uni pourrait envisager de payer pour conserver un accès au marché unique après sa sortie de l'Union européenne. L'ambition du gouvernement était d'obtenir le meilleur accès possible au marché européen pour les biens et services britanniques dans la négociation qu'il mènera avec Bruxelles. En attendant, la perspective de voir le Royaume-Uni contribuer d'une manière ou d'une autre au budget de l'UE en échange d'un accès au marché unique dopait la livre sterling jeudi 1er décembre à la mi-journée face à l'euro et au dollar. Les investisseurs y voyant l'espoir d'un Brexit «allégé». Les dirigeants européens rappellent, eux, que le maintien de la libre-circulation des personnes est un préalable non négociable à l'accès au marché unique.

     

     

     

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