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    International

    Accord à Vienne/Opep : Les gagnants et les perdants

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4910 Le 02/12/2016 | Partager
    Téhéran a obtenu gain de cause, la Libye et le Nigeria sont exemptés
    L’Indonésie a vu son adhésion «gelée»

    C’est fait. Les Etats membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se sont entendus à Vienne pour réduire leur production. Cet accord, qui sera effectif à compter du 1er janvier 2017, est jugé indispensable pour faire remonter les prix qui ont aussitôt grimpé et dépassé à Londres les 50 dollars dès les premières annonces. Les cours du pétrole ont perdu plus de 60% de leur valeur depuis l’été 2014. Cette décision qualifiée d’historique va certainement aider à rééquilibrer le marché et à réduire la surabondance des stocks de pétrole.
    L’accord a été conclu après des semaines de tractations entre Riyad, Bagdad et Téhéran. L’Arabie saoudite avait annoncé qu’elle ne consentirait à réduire sa production que si l’Irak et l’Iran faisaient de même. Le résultat est comme suit: l’Opep va diminuer sa production de 1,2 million de barils par jour, pour porter son plafond à 32,5 millions de barils par jour. En pratique, les plus fortes baisses de production seront supportées par l’Arabie saoudite (-486.000 b/j), l’Irak (-210.000), les Emirats arabes unis (-139.000) et le Koweït (-131.000), les plus gros producteurs mis à part l’Iran. Téhéran a obtenu gain de cause et va pouvoir augmenter sa production de 90.000 b/j pour la faire passer à 3,8 millions.
    L’Opep devrait entraîner dans son mouvement la Russie qui s’est engagée à réduire de 300.000 barils sa production. D’ailleurs, toutes les compagnies pétrolières russes seront invitées à participer à égalité à cette baisse.
    Outre l’Iran, qui veut pouvoir profiter de la levée des sanctions économiques à son encontre, la Libye et le Nigeria sont exemptés des limitations en raison des conflits auxquels ils font face et de leur impact sur leurs finances. L’Indonésie, qui a refusé de souscrire à l’accord, a vu son adhésion à l’Opep «gelée».
    Des analystes sceptiques ont toutefois prévenu que l’application des limitations devra être surveillée de près, car aucune sanction n’est prévue pour les contrevenants. A noter que l’accord de Vienne reflète les engagements pris par l’Opep fin septembre à Alger où les ministres du cartel s’étaient fixé pour objectif de ramener leur production entre 32,5 et 33 millions de b/j.

     

     

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