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    Régions

    Fès veut renforcer son éclairage public

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4907 Le 29/11/2016 | Partager
    Les avenues Mohammed VI, Hassan II, et Benabdallah… en priorité
    Les alentours des monuments historiques de la médina… aussi
    Un investissement de 14 millions de DH mobilisé pour l’opération
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    Un peu partout dans la ville de Fès, les équipes de la Radeef mènent une opération de renouvellement et de renforcement des candélabres. Cette action est financée par la Commune pour un investissement de 14 millions de DH (Ph. YSA)

    Le conseil communal de Fès est en guerre contre l’obscurité. En effet, le maire PJD vient d’avaliser un accord avec la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité (Radeef), visant le renforcement et le renouvellement de l’éclairage public. Sont concernés par cette nouvelle convention, les avenues Mohammed VI, Hassan II, Allal Benabdallah, les alentours des monuments historiques de la médina, ou encore la muraille du palais royal Boulakhssissate, côté les almoravides. Il s’agit, selon les termes de la convention relative à ce projet, des axes stratégiques de la ville de Fès et des itinéraires empruntés lors d’événements importants. Lesquels nécessitent des travaux de renforcement, renouvellement de certaines sections du réseau de l’éclairage public, ainsi que la levée d’insuffisances constatées au niveau de l’éclairage de l’ancienne médina.      
    Pour y parvenir, la Commune mobilisera 14 millions de DH pour cette opération. La maîtrise d’œuvre des travaux de renforcement du réseau d’éclairage public de la ville sera assurée par la Radeef. Cette dernière procédera en collaboration avec les services techniques de la Commune, à l’élaboration des CPS et le suivi des travaux. Elle s’engage, entre autres, à lancer les appels d’offres, suivre les procédures administratives et les travaux, établir les attachements, et réceptionner l’ensemble des travaux. Pour ce dernier volet, le délai global d’exécution ne devrait pas excéder 6 mois.
    Concrètement, les 14 millions de DH serviront au financement du renouvellement du réseau d’éclairage de la muraille du Palais royal, le pavoisement lumineux, l’augmentation de puissance des axes stratégiques de la ville (entre la clinique Kaoutar et le rond-point Tarik), et le renouvellement du réseau d’éclairage public entre le boulevard Mohammed VI et la route de Meknès via le pont ONCF. Le renouvellement du réseau d’éclairage public de la pénétrante de Fès (entre le feu rouge Berdella et le rond-point Nakhil) ainsi que le renforcement de l’éclairage public de l’ancienne médina ne sont pas en reste.
    A noter que le secteur de l’éclairage public est cédé par la commune pour 49 millions de DH/an, dont 42 millions pour la consommation et 7 millions pour l’entretien. Anecdotique, l’accord établi, en 2006, entre la Commune et la Régie prévoyait des sanctions. Ainsi, si les pannes constatées étaient supérieures à 10% du nombre des sources lumineuses, la commune devait appliquer des pénalités qui peuvent atteindre 200 DH l’heure pour chaque panne. Dès la première année de son entrée en vigueur, la Régie n’avait pas honoré ses engagements. Elle était bloquée par les pénalités sur chaussées endommagées suite aux travaux menés ou encore le non respect des délais d’intervention en cas de panne. Il a fallu une intervention du ministère de l’Intérieur pour créer une relation de confiance entre la Commune et la Régie. Et surtout payer la facture de l’éclairage public et éviter le pire pour un établissement qui comptabilise plus de 650 millions d’arriérés communaux.
    Aujourd’hui, le délai de la remise en état varie entre 2 heures pour les lampes de signalisation tricolore et 48 pour les foyers lumineux isolés. La Radeef n’a pas intérêt à ce qu’un candélabre soit éteint. En sa qualité de signataire de l’accord, elle s’engage à assurer le fonctionnement de l’éclairage public dans la circonscription de la commune de Fès. En ce sens, le parc d’éclairage public est constitué d’environ 65.000 points lumineux, en plus d’une soixantaine de carrefours. Ce qui classe la ville comme la deuxième plus grande métropole en la matière au Maroc. En ce qui concerne l’entretien, la Régie est tenue de disposer du personnel qualifié suffisant. Ceci pour permettre, à tout moment, la maintenance et la réparation des installations. En cas d’interruption du service, même partielle, la Régie doit aviser la commune dans les délais les plus courts et au plus tard dans les 24 heures. A noter que l’entretien des candélabres est assuré dans le cadre d’un marché annuel de 2 millions de DH. Enfin, 5 millions DH sont dédiés annuellement à l’achat du matériel d’entretien, qui est assuré par la commune et fourni à la Régie.

    Eclairage écologique

    Depuis juin 2015, une bonne partie de la ville de Fès est éclairée par le biogaz des déchets ménagers. Ceci, grâce à une centrale bioélectrique construite au niveau de la décharge contrôlée. Laquelle produit actuellement plus d’un mégawatt (1.128 kW) de puissance électrique, soit l’équivalent de 30% des besoins de Fès en énergie destinée à l’éclairage public. A noter que la centrale de biogaz produira à terme 5 mégawatts (par module d’un mégawatt), alors que les besoins en éclairage public de la ville de Fès sont de l’ordre de 3,5 mégawatts. Et dès 2017, la moitié du réseau de l’éclairage public de Fès devrait être alimentée à partir de la centrale bioélectrique…

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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