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Politique

Formation du gouvernement : Benkirane «plus fort» que Youssoufi?

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4905 Le 25/11/2016 | Partager
Il entame 48 jours sans majorité
La constitution du gouvernement d’alternance avait pris 120 jours..., toutes choses égales par ailleurs
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120 jours s’étaient écoulés entre les élections du 17 novembre 1997 et l’installation du gouvernement d’alternance, le 14 mars 1998. Abderrahmane Youssoufi n’a été officiellement nommé par Hassan II que le 4 février. En réalité, les tractations n’auront duré qu’une quarantaine de jours, soit moins que le temps consommé jusque-là par Abdelilah Benkirane pour la formation de sa majorité

Plus de 48 jours après les élections, les Marocains n’ont encore aucune visibilité concernant la composition du prochain gouvernement, ni le calendrier de son installation. Abdelilah Benkirane ne semble pas pressé. Les tractations sont suspendues depuis sa rencontre avec Aziz Akhannouch, président du RNI. Au moment où les dirigeants du PJD refusent de reconnaître que la situation de blocage se confirme, Benkirane se contente de rester cloisonné dans son domicile, comme il l’a lui-même annoncé. Une idée répandue veut que le chef du gouvernement attende le retour d’Akhannouch, qui accompagne le Roi dans sa tournée africaine. Il est conscient que l’entrée du RNI à la majorité est indispensable. Mais, la tension créée par les déclarations de Benkirane n’a pas favorisé une accélération du rythme des discussions. Benkirane pourrait-il battre le record en termes de délais de formation du gouvernement? Celui-ci est détenu par Abderrahmane Youssoufi. L’ex-premier secrétaire de l’USFP a mis 120 jours entre la date des élections, le 14 novembre 1997, et le jour de l’installation de son équipe, le 14 mars 1998. Néanmoins, ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de précaution.
D’abord, parce que Youssoufi n’a été nommé premier ministre, par Feu Hassan II, que le 4 février 1998, contrairement à Abdelilah Benkirane, reçu par Mohammed VI, 2 jours après l’annonce des résultats. La durée réelle des tractations n’aura duré finalement qu’une quarantaine de jours. D’autant que le contexte spécifique, marqué par le lancement de la première expérience de l’alternance, nécessitait une préparation méticuleuse de la nouvelle équipe gouvernementale.
Les autres formations qui avaient rejoint la majorité n’avaient pas facilité la tâche au leader Usfpéiste. Il avait été obligé d’attendre la tenue du Congrès ordinaire de l’Istiqlal, son principal allié à la Koutla, en février 1998. Il devait également gérer les ambitions des composantes de sa coalition, notamment l’Istiqlal et le RNI, en termes de portefeuilles. En fin négociateur, Youssoufi avait réussi à désamorcer la crise sans heurts. Autre élément ayant retardé l’installation du gouvernement: la volonté de former une équipe qui reflète l’image du renouveau, que symbolisait l’expérience de l’Alternance.
Quoi qu’il en soit, le temps consommé jusqu’à aujourd’hui par le patron du PJD pour former le gouvernement est le plus important par rapport aux trois derniers mandats (gouvernement Jettou 40 jours, Benkirane I 38 jours). Pour sa première expérience gouvernementale, Benkirane avait trouvé le terrain balisé. Si le PAM était une «ligne rouge», l’USFP et le RNI avaient dès le début choisi clairement de camper dans l’opposition, pour se pencher sur la restructuration interne.

Compromis

Les tractations pour la formation des gouvernements Driss Jettou et Abbas El Fassi ont pris respectivement 40 et 37 jours. Le premier ministre technocrate, Driss Jettou, connu pour être un homme de compromis, a réussi à mettre tout le monde d’accord. Sa tâche n’a pas été facile. Surtout que ses alliés, l’Istiqlal et l’USFP, avaient placé la barre très haut, en raison de «leur poids politique», surtout après avoir perdu la primature. Abbas El Fassi avait également su mener des arbitrages pour permettre l’installation d’un gouvernement d’une composition équilibrée, en misant essentiellement sur les compétences, notamment technocrates. Il avait surtout réussi à éviter le piège des portefeuilles-récompenses, qui empoisonnent souvent l’ambiance au sein des partis lors de la participation au gouvernement.

 

 

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