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    International

    La Russie claque à son tour la porte de la CPI

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4900 Le 17/11/2016 | Partager
    Moscou emboîte le pas à la Gambie, l’Afrique du Sud et au Burundi
    Ils ont récemment annoncé leur intention de se retirer de la Cour
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    La Russie a porté un nouveau coup à la Cour pénale internationale en annonçant son intention de retirer sa signature du Statut de Rome. Une annonce qui intervient au moment où se tient la 15e Assemblée des Etats parties au Statut de Rome (le traité fondateur de la CPI) du 16 au 24 novembre à La Haye, aux Pays-Bas. Moscou  avait apposé sa signature en 2000 sur l’acte fondateur, le Statut de Rome, qu’elle n’avait jamais ratifié. La Russie reproche à cette instance de ne pas être «véritablement indépendante et de ne pas avoir été à la hauteur des espoirs suscités». L’Assemblée s’est ouverte sur des appels à ne pas abandonner cette juridiction. Plusieurs pays africains avaient auparavant annoncé quitter la CPI. La Gambie a officiellement notifié son retrait auprès des Nations unies, après l’Afrique du Sud et le Burundi en octobre. Ce retrait doit prendre effet un an après la réception de cette notification. «Je leur lance un message solennel: ne partez pas!», a déclaré le président de la Cour, Sidiki Kaba, à l’ouverture de la réunion. «Je voudrais leur dire qu’ils ont été entendus», rapporte l’AFP. A peine quelques heures avant l’annonce de la Russie, Kaba a dénoncé une «justice à géométrie variable alors que la Russie a bloqué devant le Conseil de sécurité de l’ONU plusieurs tentatives pour référer la situation en Syrie à la CPI». «Le droit de veto ne doit pas être un privilège, il doit être une lourde responsabilité, il doit être encadré quand il y a des crimes de masse», a souligné Kaba. Sur le continent africain, le Kenya, la Namibie et l’Ouganda pourraient suivre dans un effet domino. Le Soudan a lancé fin octobre un appel à tous les pays africains à quitter la CPI. Actuellement, neuf des dix enquêtes menées par la Cour prennent place en Afrique tandis que la dixième a lieu en Géorgie.
    A la veille de la quinzième Assemblée, la procureure avait dévoilé les premiers résultats d’un long examen préliminaire sur l’Afghanistan. Fatou Bensouda a assuré «avoir une base raisonnable permettant de croire que les forces armées américaines, l’agence de renseignement CIA, les talibans et leurs alliés ainsi que les forces gouvernementales afghanes auraient commis des crimes de guerre». La procureure doit décider si elle demande l’ouverture d’une enquête.

     

     

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