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    Politique

    L’Istiqlal charge le PAM

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4897 Le 14/11/2016 | Partager
    Chabat accuse Ilyas El Omari de complot
    L’entrée au gouvernement sans conditions

    HAMID Chabat a dressé un véritable réquisitoire contre Ilyas El Omari qu’il accuse d’avoir «cherché à comploter contre le chef du gouvernement désigné au lendemain des élections législatives». Selon le patron de l’Istiqlal, le secrétaire général du PAM lui a demandé d’adresser un mémorandum au Roi pour empêcher Abdelilah Benkirane de diriger le gouvernement même s’il était arrivé en tête du scrutin du 7 octobre. «J’ai refusé de participer à cette manœuvre contre la démocratie et pour faire tomber le choix et les voix des Marocains. Le tracteur voulait  diriger le gouvernement en dépit des résultats des élections», a-t-il martelé lors d’une rencontre avec des journalistes samedi soir à Rabat.
    Abordant «l’opposition du RNI à l’entrée de l’Istiqlal dans le prochain gouvernement», Chabat a défendu Benkirane qui a dévoilé le contenu de ses négociations avec Aziz Akhannouch devant les instances de son parti. «Normal que le chef du gouvernement désigné joue la transparence avec les dirigeants de son parti», soutient Chabat. Celui-ci a dénoncé «l’approche du nouveau président du RNI qui voulait négocier avec Benkirane, dans une position renforcée par l’arrivée des députés de l’UC dans un groupe parlementaire commun de 56 députés (RNI +UC), soit le deuxième de la coalition gouvernementale en devenir. Or, dans les négociations pour la formation du gouvernement, seuls les résultats obtenus par chaque formation le 7 octobre comptent», dira-t-il. Toutefois, Hamid Chabat a refusé d’assumer les attaques proférées contre Aziz Akhannouch dans Al Alam, pourtant organe du parti. «Par le passé, le SG était président du conseil d’administration. C’est terminé, c’est un journal qui fonctionne normalement comme tous les autres quotidiens. Je n’interviens pas dans la ligne éditoriale», a affirmé le patron de l’Istiqlal.
    Pour entrer au gouvernement, Chabat n’affiche pas d’exigences. Pour l’heure, la priorité doit être accordée au bouclage de la majorité avant de discuter des autres questions comme l’architecture gouvernementale, le nombre et la nature des portefeuilles qui reviendraient à sa formation. Selon lui, «le calendrier pour la formation du gouvernement dépend de la volonté politique des partis». Et au rythme où vont les choses, il n’est pas exclu que cette période de vacance du gouvernement et du Parlement sans que cela ne semble émouvoir, puisse durer encore longtemps, «jusqu’en janvier prochain, pronostique-t-il. Sauf si le Souverain veut la mise en place du nouveau gouvernement dans les plus brefs délais», précise le SG de l’Istiqlal. La question d’un gouvernement minoritaire, évoquée un moment par des dirigeants du PJD pour éviter un retour à de nouvelles élections si le blocage perdure, est également sur la table. Chabat n’exclut pas cette possibilité, considérant qu’un «gouvernement, même minoritaire, nommé par SM le Roi, ne tombera pas».

    Chabat veut rempiler

    C’est finalement Abdallah Bakkali, membre du Comité exécutif et directeur du quotidien Al Alam, qui présidera la commission préparatoire du prochain congrès de l’Istiqlal, prévu pour mars prochain. Ceux qui croyaient pouvoir pousser  Hamid Chabat vers la sortie, seront très déçus. Il sera candidat à sa propre succession.

     

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