×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Trump à la Maison-Blanche
    Le département d’Etat aura du boulot!

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager
    Syrie: Plutôt Bachar el-Assad que Daech
    Partisan zélé des énergies fossiles
    Une politique étrangère de non-ingérence
    100_jours_de_trump_095.jpg

     

    Sa Majesté Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Donald Trump dans lequel il souligne que ce résultat «traduit la confiance et la considération dont Mr Trump jouit auprès du peuple américain, eu égard à l’attention sincère qu’il porte à ses intérêts suprêmes et à la grande expérience professionnelle qu’il a accumulée». Le chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, a lui aussi réagi: «C’est la démocratie! Je pense qu’il va réviser ses positions passées».  La victoire de Donald Trump va provoquer une inflexion majeure de la politique américaine. Le nouveau président est isolationniste sur le plan international, sa principale préoccupation est l’économie du pays.

    ■ Diplomatie: Virage à 180 degrés
    Le président élu est ouvertement pro-Israël. Trump a affirmé  que son  «amitié pour Israël est plus forte que celle de tout autre candidat. Je dis aux Israéliens: ne vous trompez pas, je suis actuellement votre plus grand ami». A Tel-Aviv, le gouvernement jubile. Le ministre israélien de l’Education, Naftali Bennett, a déclaré que l’idée de créer un Etat palestinien coexistant avec Israël était révolue avec l’élection de Donald Trump.
    Trump se dit mécontent des négociations qui avaient abouti à l’accord sur le nucléaire iranien qu’il trouve trop favorable à Téhéran.
    En Syrie, la ligne politique actuelle que défend le département d’Etat, qui consiste à écarter Bachar el-Assad de toute solution, pourrait voler en éclats. Trump a déclaré vouloir «mettre KO» Daech et, pour ce faire, il se dit ouvert à une coopération avec la Russie. Il ne compte pas s’immiscer dans le conflit et laisserait la gestion du conflit aux mains de Bachar et son allié russe Vladimir Poutine. Il pousserait à la création d’une «zone de sécurité» pour les Syriens à l’intérieur des frontières de leur pays, à charge pour les pétromonarchies du Golfe de la financer. Il refuse en revanche d’accepter des réfugiés syriens sur le sol des Etats-Unis. Trump promeut, de façon générale, une politique moins interventionniste que ses prédécesseurs. Il dit vouloir augmenter la taille et la puissance de feu de l’armée américaine afin de la rendre «si forte et si puissante que personne n’osera s’en prendre à nous». Il veut que le Japon, l’Allemagne, la Corée du Sud et l’Arabie saoudite contribuent davantage au financement de l’aide militaire fournie par les Etats-Unis. «Nous ne pouvons plus défendre tous ces pays», a-t-il prévenu. Cette approche fait peur aux pays baltes, qui redoutent l’interventionnisme de la Russie.

    ■ L’accord signé à la COP21 à la trappe
    Trump est pro-énergie fossile, une position traditionnelle pour le parti républicain. Son premier engagement est de suspendre l’Accord de Paris et tous les financements aux programmes des Nations unies sur le réchauffement climatique. Il considère que le réchauffement climatique est un mensonge! Le président élu entend assouplir la réglementation qui pèse sur l’extraction d’hydrocarbures aux Etats-Unis, y compris en autorisant les forages dans l’Arctique. Il veut aussi donner son feu vert à Keystone XL, le pipeline géant qui doit acheminer le pétrole issu des sables bitumineux canadiens vers le sud des Etats-Unis. Il est aussi favorable au maintien des mines de charbon en activité.

    ■ Politique économique et fiscalité: L’IS passerait à 15%!
    Trump dit vouloir juguler la dette publique fédérale en  travaillant sur deux axes: doper l’emploi et faire la chasse aux gaspillages de fonds publics.
    Il a indiqué qu’il ne toucherait pas aux budgets des programmes fédéraux de santé Medicare (pour les seniors) et Medicaid (pour les populations à faible revenu). Il a promis d’alléger et simplifier la fiscalité par une réduction massive d’impôts. Le nombre de tranches d’imposition passera de sept à trois: 12%, 25% et 33% pour la tranche la plus élevée (contre 39,6% actuellement). Il supprimerait l’impôt sur les successions et baisserait le taux de l’impôt sur les sociétés de 35 à 15%. Les familles pourraient déduire de leurs revenus imposables les sommes consacrées à l’éducation de leurs enfants.

    ■ Tous les accords de libre-échange remis à plat
    Pour le futur locataire de la Maison-Blanche, la Chine, le Japon, le Mexique, le Vietnam et l’Inde lèsent les Etats-Unis en dévaluant leur monnaie et en fermant leurs marchés à certaines exportations américaines. Il a rejeté le Partenariat transpacifique (TPP), vaste accord commercial liant les Etats-Unis et onze autres nations, et affiche son intention de renégocier l’Alena, l’accord de libre-échange avec le Canada et le Mexique entré en vigueur en 1994.  Pour ce qui est des relations avec la Chine, Trump c’est dit prêt à accuser officiellement Pékin de manipulation des taux de change et à imposer des droits compensatoires sur les produits «made in China» pour rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux premières puissances économiques de la planète. Sur le dossier des délocalisations, Trump a notamment promis de surtaxer à 35% les voitures assemblées par Ford au Mexique.

     

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc