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    International

    Trump à la Maison-Blanche
    Après avoir paniqué, les Bourses se ressaisissent

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager
    Les marchés asiatiques ont souffert, les places européennes tiennent
    Le premier discours de président élu semble avoir apaisé les craintes des investisseurs
    Ils se sont précipités sur les valeurs refuges
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    Comme ce qui s’est passé pour le Brexit, les places financières s’ajustaient logiquement à un résultat qu’elles n’avaient pas anticipé. A l’ouverture c’était le chaos, mais finalement les bourses résistaient tant bien que mal. Le premier discours de Trump a tenu à apaiser le climat tendu (Ph. AFP)

    Après la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, le ministère japonais des Finances, l’Agence des services financiers et la Banque du Japon (BoJ) se sont réunis d’urgence, hier mercredi pour examiner la situation sur les marchés financiers. C’est l’Asie qui a absorbé le plus gros du choc après l’annonce des résultats. Très tôt dans la matinée, des mouvements de baisse ont été observés y compris sur les devises, ce qui a incité à prendre des mesures nécessaires.  Une action concertée dans le cadre du G7 (présidé cette année par le Japon) n’est toutefois pas envisagée à ce stade.
    Si un vent de panique a pesé sur les places asiatiques, les Bourses européennes résistaient tant bien que mal aux fluctuations. Le premier discours de Trump a apaisé le climat tendu et a provoqué un certain optimisme sur les marchés qui avaient vécu une situation similaire à l’annonce du Brexit.
    En effet, les marchés russes sont passés en hausse, alors que Donald Trump est partisan d’un réchauffement des relations avec Moscou. De son côté, la City a brièvement basculé dans le vert mercredi en milieu de matinée. Les cambistes surveilleraient ainsi avec attention la manière dont le nouveau président américain va mettre en place sa politique.
    Les compagnies minières tiraient le marché vers le haut, profitant de la remontée des cours des métaux industriels, notamment du cuivre qui a atteint son plus haut niveau en un an et demi. Le métal rouge augmentait sur fond d’espoir d’importants travaux d’infrastructure promis par Donald Trump pendant sa campagne mais aussi du fait de craintes d’une aggravation des tensions avec la Chine. L’autre principal secteur gagnant était celui des laboratoires pharmaceutiques.

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    Avant le discours de Trump à son QG à New York, le dollar chutait et le peso mexicain tombait à son plus bas niveau historique

    Avant le discours de Trump à son QG à New York, le dollar chutait et le peso mexicain tombait à son plus bas niveau historique. Le Mexique redoute les menaces du milliardaire de renégocier les accords de libre-échange, d’expulser des Etats-Unis des millions de migrants illégaux et de faire payer à Mexico la construction d’un mur sur la frontière commune.
    Dans ce contexte, l’or, valeur refuge, s’est nettement apprécié, à 1.337,38 dollars l’once, contre 1.268,30 dollars en début de matinée. Les investisseurs se précipitaient aussi sur les obligations d’Etat jugées sûres. L’afflux de demande provoquait une baisse du rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, alors que celui des obligations japonaises glissait en terrain négatif et que les dettes allemande et française étaient également plébiscitées.
    D’autre part, les prix du pétrole effaçaient leurs pertes en cours d’échanges européens après avoir violemment chuté avec la victoire de Donald Trump. Vers 11h00 GMT, le Brent et le WTI valaient respectivement 46,41 dollars et 45,24 dollars. Les promesses de campagne du futur président de déréguler le secteur énergétique ainsi que de revenir sur les accords avec l’Iran restaient ainsi à être précisées pour juger de leur impact sur le marché. L’autre question soulevée reste celle des difficultés de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à trouver un accord pour limiter sa production. La dernière réunion à Vienne a vu plusieurs pays se désengager d’une baisse mondiale de la production. Enfin, les réserves américaines de brut au 4 novembre auraient augmenté de 4,4 millions de barils, selon les données de l’institut professionnel American Petroleum Institute (API).

    Les marchés asiatiques ont souffert, les places européennes tiennent

    La politique de la Fed est-elle remise en cause? La probabilité d’une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine en décembre a sensiblement baissé. Une situation qui revient aux indicateurs favorables (la croissance s’est établie à 2,9% au troisième trimestre 2016) et aux incertitudes liées à l’avenir et aux marchés.
    De son côté, la BCE s’est dite prête à intervenir. «Le monde est entré dans une phase de grande incertitude après l’élection de Trump», a estimé Ewald Nowotny, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Celle-ci est en phase d’observation et est préparée à tous les scénarios. Plus tôt mercredi, l’économiste en chef de la BCE, Peter Praet, avait appelé au calme après cette élection. Il pense que toute «communication liée à la politique monétaire n’a pas changé et ne changera donc pas». La situation sera surveillée comme d’habitude!

     

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