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    Politique

    Benkirane se tire une balle dans le pied

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4894 Le 09/11/2016 | Partager
    Ses multiples erreurs de communication suscitent l’ire de ses potentiels alliés
    Risques d’un scénario de crise en cas de rétraction du RNI et de l’USFP

    Décidément, Abdelilah Benkirane ne semble pas avoir tiré les leçons de la fin de son mandat précédent. Les fissures ayant fragilisé la majorité sortante, notamment suite à des conflits avec l’ex-patron du RNI, Salaheddine Mezouar, semblent se reproduire avec son successeur, Aziz Akhannouch. Ce qui risque de compliquer davantage le processus de formation du nouveau gouvernement.

    Plusieurs observateurs ont pointé des erreurs de communication du patron du PJD, qui a multiplié les bourdes ces derniers jours. Au point de s’attirer les foudres d’alliés indispensables pour la formation d’un gouvernement «sérieux et responsable», selon les orientations royales. Plus d’un mois après les élections du 7 octobre, les Marocains ne disposent pas encore de visibilité sur les composantes de la prochaine majorité. Et les travaux du Parlement sont encore à l’arrêt à cause de l’absence des structures. La présidence de la 1re Chambre faisant partie des négociations entre les partis de la majorité. Pour l’instant, à part l’Istiqlal et le PPS, qui ont clairement annoncé leur position favorable à la participation au gouvernement, les autres formations semblent encore hésiter. Et les sorties de Benkirane ne leur facilitent pas la tâche. La première fausse note a poussé le RNI à hausser le ton. Dans un communiqué publié le week-end dernier, le parti de la colombe a dénoncé des attaques contre son président Aziz Akhannouch. Les Rnistes ont pointé des «mensonges», voulant coller à leur parti «une image de formation s’opposant aux réformes sociales». En clair, le RNI n’a pas apprécié les informations véhiculées par le parti du chef du gouvernement laissant entendre qu’Akhannouch aurait conditionné son entrée au gouvernement par la suppression de l’aide directe à certaines catégories sociales. «Faux», s’insurgent les responsables de ce parti, qui ont critiqué la volonté de «nuire au processus de consultations». Ce qui rappelle l’épisode de la polémique autour de la gestion du Fonds de développement rural. Pourtant, la première rencontre entre Benkirane et Akhannouch s’était soldée par une volonté de dépasser les incidents précédents et relancer la coopération entre les deux partis sur de bonnes bases. Mais le RNI semble déçu par l’attitude du chef du gouvernement, qui aurait laissé filtré des informations concernant les discussions ayant eu lieu lors de sa première rencontre avec Akhannouch, malgré un accord de confidentialité. C’est le même reproche fait au patron du PJD par la direction de l’USFP, qui a critiqué «des fuites» après la rencontre des patrons des deux partis.
    Après avoir laissé la porte ouverte pour une participation au prochain gouvernement aux côtés de l’Istiqlal, le parti de la rose risque de changer de position après les fausses notes du chef du gouvernement. Celui-ci aurait «omis de mentionner que l’USFP avait annoncé dès la première rencontre sa disposition d’entrer au gouvernement, en fonction de l’offre qui sera présentée, notamment en termes de programme et d’architecture du prochain gouvernement». Ce qui a été considéré comme une tactique pour «brouiller les pistes» et «gagner du temps». Résultat: Benkirane risque de se retrouver privé de potentiels alliés. Surtout que le MP a lié sa participation par l’entrée du RNI. Le parti de Mohand Laensar ne veut pas se retrouver isolé au sein de la majorité, en l’absence du RNI et de l’UC, qui ont déjà prévu de former un groupe parlementaire commun.

    L’USFP annonce sa position samedi prochain

    L’USFP, qui a tenu une réunion de son bureau politique, lundi dernier, a décidé de convoquer son comité administratif samedi prochain. Parmi les points à l’ordre du jour, l’annonce de la position officielle du parti. En dépit de l’appui de certains membres de l’option de participation, des voix s’élèvent pour bouder la majorité, à cause des derniers agissements du chef du gouvernement.

     

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