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    Culture

    De l’impro au one-man-show

    Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4894 Le 09/11/2016 | Partager
    L’humoriste et comédien Jalil Tijani joue son spectacle «Jeux de société»
    Il présente un florilège de personnages à l’Institut français de Rabat
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    Jalil Tijani, comédien et humoriste: «Pour un sketch réussi, il faut un propos, une justesse dans l’écriture, un rythme, car l’humour est très musical et un travail sur la voix et l’accent» (Ph. IFR)

    Certains l’auront aperçu dans Kaboul Kitchen, la série devenue culte de Canal +, d’autres l’auront découvert à travers une vidéo youtube intitulée «Game of tkalekh», suite au lynchage d’un homosexuel à Fès. Lui, c’est Jalil Tijani, un comédien marocain qui fait partie de la nouvelle scène humoristique du royaume. Et c’est à l’Institut français de Rabat qu’il revient jouer son premier spectacle «Jeux de société» à la Salle Gérard Philippe le 23 novembre.
    Ce premier one-man-show qu’il a écrit au Maroc, est bien évidemment présenté en français et en darija par souci d’authenticité et de fidélité au protagoniste. Durant son spectacle, Jalil Tijani incarne un florilège de personnages plus vrais que nature qui ne manqueront pas de donner au spectateur cette impression de déjà-vu au sein de la société marocaine… Son talent est de mettre en lumière ses petits détails qui font de la bourgeoise marocaine «un puits d’inspiration sans fond». Il donne vie également au fils à papa, à un subsaharien installé au Maroc, en passant par le personnage de bureau asservi «n3am sidi», ou encore au taximan, un de ses personnages préférés.  «J’ai très vite ressenti le besoin d’exprimer avec mes propres mots ce que je ressentais. J’avais ce désir de partager avec mes concitoyens une réflexion sur le Maroc à travers mon angle de vue», précise Jalil Tijani.
    Enfant, il est inspiré par des acteurs comme Louis de Funès ou encore Jim Carrey, plus tard il s’intéressera à Molière. «A travers l’œuvre de Molière, j’ai compris que l’humour était une chose sérieuse», note le comédien. Ce féru de théâtre qui chérit la scène depuis son plus jeune âge, a d’abord suivi des études d’hôtellerie et d’art culinaire à Lyon, avant de se consacrer à ce qui le passionne vraiment. Il se rend à Paris et intègre l’Ecole du Jeu, un établissement privé d’enseignement théâtral, au sein duquel il suit une formation classique (Molière, Shakespeare). De retour au Maroc trois années plus tard, il rejoint suite à un casting l’équipe marocaine d’improvisation avec laquelle il participera à la coupe du monde et multipliera les tournées notamment à la Cigale à Paris. Jalil Tijani avait déjà séduit le public lorsqu’il a joué en première partie de l’humoriste franco-sino-marocain, Karim Duval. Son premier spectacle «Jeux de société» s’est joué à guichets fermés lors de sa dernière représentation à Rabat. Il a récemment tourné dans le dernier film de la réalisatrice iranienne Shirin Neshat intitulé «Looking for Oum Kalthum».

     

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