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    International

    Elections américaines
    Trump peut-il créer la surprise?

    Par Walid ROUICHI | Edition N°:4893 Le 08/11/2016 | Partager
    Selon l’Institut de sondages RCP, Clinton aurait une avance de 2 points
    Pour la COP22, l’élection du républicain serait un cauchemar
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    Dans la nuit de mardi à mercredi, nous aurons le mot de la fin de cette campagne, autant suivie que critiquée. L’aspect symbolique d’avoir un président milliardaire ou une présidente à la tête de la première puissance mondiale peut séduire. Or, ce qui importe ici c’est l’impact de cette échéance sur l’économie mondiale, la diplomatie et les efforts climatiques. Aux Etats-Unis, The Washington Post titrait que les élections américaines font de l’ombre à l’ouverture de la COP22. On y croise les doigts pour que Clinton, dans la continuité d’Obama, continue les efforts en faveur du climat. Au contraire, Donald Trump, en bon climato-sceptique, souhaite revenir sur l’accord de Paris. Au cours des derniers jours de campagne, la frénésie des meetings s’est poursuivie dans les Etats clés. Du côté de l’équipe de Trump, on veille depuis samedi à éviter toute déclaration sur les réseaux sociaux.  En Pennsylvanie ce dimanche, en présence de son mari et du couple Obama, Hillary Clinton s’est voulue fédératrice: «Je veux être la présidente pour tous, ceux qui votent pour moi et ceux qui votent contre moi». La candidate démocrate a vu son avance dans les sondages fondre depuis la réouverture de l’enquête sur ses e-mails  par le directeur du FBI. L’absence de poursuite déclarée dimanche ne va pas remettre les pendules à l’heure. La moyenne des sondages de lundi proposée par l’institut Real Clear Politics donnait 44,9% des intentions de vote à Clinton contre 42,7% pour Trump. Un tiers des Américains aurait déjà voté. Pour la postulante à la Maison-Blanche, un signe encourageant viendrait de la participation des minorités.
    On ne cesse de répéter que les sondages nationaux sont trompeurs. Le mode de répartition des grands électeurs joue beaucoup. Ces derniers dépendent de la densité de population d’un Etat. Et si un candidat est gagnant dans un Etat, il y remporte tous les grands électeurs (voir L’Economiste du vendredi 04/11/2016). Hillary Clinton part avec un léger avantage. Elle bénéficie d’Etats peuplés qui votent traditionnellement démocrates: la Californie avec 53 et l’Etat de New York avec 29 grands électeurs. RCP lui attribue un total de 204 grands électeurs, dont 115 assurés et 88 très probables. En face, le candidat républicain peut compter sur les 38 grands électeurs du Texas en plus d’un ensemble d’Etats du Midwest, soit 164 grands électeurs qui voteraient certainement républicain. Ainsi, la marche est plus haute pour le milliardaire. Il doit être décisif dans les trois «Swing States» les plus peuplés. Reste à savoir si Clinton saura faire comme Obama en 2008 et 2012: s’assurer des Etats clés comme le Colorado ou la Virginie. Avec cette lecture, Clinton est plus à son avantage en termes de probabilités de victoire. Cependant, le mieux reste d’attendre la réponse définitive mercredi matin.

     

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