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    International

    Erdogan développe la répression

    Par Nadia SALAH | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager
    Arrestation de haut niveau chez les députés et les journalistes
    Les attentats se multiplient sans qu’on sache d’où ils viennent
    Le président tient bien le robinet des migrants
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    Edogan, le président Turc, une tête au-dessus de Merkel et Hollande, lors du sommet de l’Otan en juillet dernier. L’Union européenne est tétanisée car Ankara a la main sur le robinet des migrants. Elle évite les déclarations un peu fermes malgré la gravité de la situation (Ph. AFP)

    Erdogan, le président turc, a sa vengeance contre le parti HDP, qui l’avait fait trébucher dans sa marche vers le pouvoir absolu il y a un an. Le HDP, rassemblement d’une trentaine de mouvements à coloration kurde, avait pourtant essuyé des attentats durant la campagne, dont une bombe ayant fait 93 morts à Ankara. Neuf de ses élus ont été placés en détention. Les Kurdes, militairement engagés contre Da’ech, sont  la cible des attaques d’Erdogan.
    Vendredi matin, un grave attentat visant un poste de police a fait 11 morts, dont 9 civils, à Diyarbakir. Ergodan en a immédiatement accusé  des groupes kurdes, dont le PKK, alors que l’explosion a été revendiquée et authentifiée par Da’ech.  Il semble que l’Etat Islamique veuille faire payer à Erdogan le ralentissement de son soutien. Ce ralentissement  a été imposé par Moscou, le seul acteur de la région à pouvoir obtenir quelque chose du président turc.
    Quelques heures après,  la police a arrêté 9 dirigeants et journalistes de Gumhuriyet. C’est le seul journal indépendant qui reste, après la fermeture de 15 quotidiens et magazines. Pour le situer, on peut dire qu’il suit une ligne de centre gauche, moins à gauche que le journal français Le Monde, par exemple. Les attaques contre Gumhuriyet ont commencé dans le milieu des années 2000 avec, entre autres, des «fermetures fiscales», suivies d’excuses pour «erreur de procédure ou de comptabilité», et des harcèlements contre les dirigeants. Les attaques sont devenues violentes quand le journal a publié  une enquête très documentée sur les liens entre Da’ech  et Ankara. Les journalistes et dirigeants arrêtés ce week-end sont accusés de corruption, de falsification d’élection, de soutien kurde et «d’avoir commis un crime en faveur de Gülen sans être membre du groupe». Rappelons que Gülen et son groupe sont accusés d’avoir préparé la tentative de coup d’Etat de juillet dernier, à partir de laquelle Erdogan a lancé la répression.

     

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