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    Startups: L’écosystème plus dynamique que jamais!
    L’écosystème plus dynamique que jamais!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4888 Le 01/11/2016 | Partager
    Le Maroc contaminé par la «startup revolution»
    De nombreux acteurs se mobilisent autour des jeunes pousses
    Mais les financements manquent toujours
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    Pour que l’écosystème des startups fonctionne pleinement, tous les intervenants doivent jouer correctement leur rôle. Le gouvernement doit préparer un environnement adéquat (cadre juridique, financement, facilités,…). Les universités doivent former des talents, inculquer l’esprit d’entreprendre et s’impliquer dans la R&D. Le secteur privé, lui, doit s’ouvrir sur des partenariats avec les startups. Pour le moment, aucun des trois ne remplit entièrement ces conditions

    Les conditions de leur développement ne sont pas encore réunies, mais ces trois dernières années, les startups font l’objet d’une réelle effervescence au Maroc. Les jeunes pousses se multiplient, et les organismes les accompagnant aussi. «Il s’agit d’une startup revolution mondiale, provoquée par la vulgarisation de la technologie et le taux de pénétration exponentiel d’Internet et du mobile dans le monde», explique Kenza Lahlou, présidente du réseau StartupYourLife. «Dans la région Mena, cette revolution a démarré après le printemps arabe, exprimant une forte volonté de la jeunesse de créer de nouveaux modèles de réussite et de choisir son destin», poursuit-elle.
    Le Global Entrepreneurship Summit organisé en 2014 à Marrakech, et qui a attiré près de 7.000 entrepreneurs et startuppers du monde entier, a donné un réel coup de pouce au secteur. Les grands groupes ont pris conscience de la nécessité de se rapprocher des startups. «Mais cela a donné lieu à deux ans de réflexion et de flou. Les grandes entreprises ne savaient pas comment s’y prendre. Certaines ont opté pour du sponsoring d’évènements, tandis que d’autres ont choisi de financer les initiatives qui accompagnent les entrepreneurs», précise Kenza. L’OCP s’est, par exemple, positionné comme grand «mécène» de l’écosystème. «Si l’OCP décide d’arrêter son appui, il n’y aura plus d’entrepreneuriat des jeunes. Dans le monde entier, ce sont les opérateurs télécoms qui soutiennent la communauté des startups. Au Maroc, ce n’est pas encore le cas», regrette Adnane Addioui, country manager de l’ONG Enactus.     
    Des promoteurs de l’esprit d’entreprendre, organisateurs de compétitions, comme Enactus, Startup Maroc et Injaz, des accélérateurs tels que Endeavor et Numa Casablanca (qui s’est allié à l’incubateur Impact Lab), ou encore des réseaux de networking et de mentoring, comme StartupYouLife, se sont ainsi mobilisés. Des espaces de coworking, qui proposent de plus en plus de services, ont, en outre, vu le jour. Tels que New Work Class (du New WorkLab), Secteur 21 et 7AY.
    Cela dit, d’autres ingrédients sont nécessaires pour permettre à l’écosystème de décoller. «Trois contraintes demeurent au Maroc: la peur de l’échec, le manque de mentors et la rareté des financements», a relevé l’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Dwight L Bush. Il intervenait il y a une semaine à la conférence que son ambassade à co-organisée avec StartupYourLife à Casablanca, autour de la création, le financement et la croissance des startups. L’ambassade des Etats-Unis, très impliquée dans la promotion de l’écosystème entrepreneurial au Maroc, travaille avec le ministère des Finances depuis deux ans pour «l’importation» du crowdfunding dans le Royaume. «J’espère que le projet de cet outil de financement sera validé lors de la prochaine session du Parlement», confie Bush.
    StartupYourLife prône, pour sa part, l’introduction de nouveaux mécanismes d’investissement, tels que la possibilité d’investir en dette convertible plutôt qu’en capital, ou encore le «vesting», c’est-à-dire l’acquisition progressive d’actions, par un dirigeant ou un salarié, en fonction du temps investi dans l’entreprise. Le réseau suggère, par ailleurs, un cadre juridique spécifique.   
    Aux Etats-Unis, les small businesses bénéficient d’un fonds de garantie des prêts bancaires de 120 milliards de dollars et de 25,7% des commandes publiques. Au Maroc, peu d’initiatives publiques existent. Cela dit, un projet de la Banque mondiale fait déjà rêver les startups. L’organisme mondial vient de créer un fonds de 500 millions de DH, qui sera géré par la CCG, afin d’encourager la création de fonds de capital risque et de réseaux de business angels en faveur des jeunes pousses. Près de 400 startups sont visées. Les grandes entreprises marocaines, quant à elles, mis à part l’OCP, restent en retrait par rapport aux startups. Alors qu’elles pourraient être au plus près d’une jeune communauté qui sera à l’origine des innovations de demain.

    Innovation: Un réseau de 250 membres voit le jour

    Fédérer une communauté de startuppers innovants, c’est l’ambition de StartupYourLife depuis sa création il y a 3 ans. Aujourd’hui, le réseau compte plus de 250 membres, entrepreneurs et acteurs de l’écosystème, marocains et étrangers. SYL leur propose essentiellement du networking avec des mentors, capital investisseurs internationaux et talents. Le réseau s’apprête à lancer un nouveau programme. Financé par le département d’Etat américain, il préparera les entrepreneurs innovants en phase d’amorçage à devenir «investissables».

     

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