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Politique

RNI: Akhannouch trace le cap

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4887 Le 31/10/2016 | Partager
Le nouveau président entame les négociations avec Benkirane aujourd’hui
«Agharass agharass», le credo de son prochain mandat
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Aziz Akhannouch, nouveau président du RNI, a plaidé en faveur d’une approche pragmatique pour répondre aux attentes des citoyens. «Nous n’avons pas à exploiter la détresse des populations pour animer les débats, triompher de l’autre et nourrir notre égo» (Ph. Bziouat)

«Agharass agharass»! Aziz Akhannouch, nouveau président du RNI, a d’emblée donné le ton. Cette expression, utilisée par les populations de la région du Souss pour signifier le sérieux, sera la devise de son mandat. Il a été élu samedi dernier à la tête du parti de la colombe, à 1.707 voix sur 1.832, en succession à Salaheddine Mezouar, qui a jeté l’éponge suite aux résultats décevants des dernières élections. Akhannouch s’est dit conscient de «l’ampleur des attentes et des défis» auxquels il doit faire face. D’où son engagement à consacrer son temps et ses moyens au service du parti.
Aujourd’hui, le RNI tourne la page du mandat de Mezouar dont la démission s’inscrit dans «une vision voulant couper avec la logique du zaïm qui invoque différents prétextes pour rester inamovible». L’une des premières actions du nouveau président concerne les négociations pour intégrer la majorité. Pour l’instant, Akhannouch ne s’est pas encore prononcé pour ou contre la participation au gouvernement. Il a avancé que tout dépendra des consultations qu’il mènera avec le chef du gouvernement. Contrairement aux rumeurs, la relation entre les deux responsables est «cordiale», comme l’a précisé Akhannouch. Les tractations devront démarrer aujourd’hui. Les Rnistes, qui ont déjà renouvelé leur alliance avec l’UC, veulent aller vite. Ils ont préféré ne pas attendre la tenue d’une réunion du Conseil national pour trancher la question des alliances. Le nouveau président a été chargé de gérer ce dossier. «La décision qui sera prise à l’issue des négociations prendra en compte l’intérêt du pays, que ce soit dans la majorité ou dans l’opposition», a-t-il expliqué. Quoi qu’il en soit, la rencontre entre Akhannouch et Benkirane donnera une meilleure visibilité sur la composition de la prochaine majorité, avant de démarrer le deuxième round des négociations, qui portera sur la définition de l’architecture du gouvernement et la répartition des portefeuilles. La nouvelle direction du RNI va entamer la prochaine période avec une vision claire. Sa priorité: «s’engager dans un effort commun, derrière une vision partagée et des perspectives bien dessinées». Qu’il entre dans le gouvernement ou pas, le patron du RNI veut couper avec le discours dominant sur la scène politique. «Nous nous éloignerons définitivement des méthodes archaïques d’exercer la politique», a-t-il dit. Contrairement à certaines formations qui continuent d’exploiter la vulnérabilité des populations à des visées électoralistes, Akhannouch avance que «le temps des promesses et des déclarations d’intention est révolu. Plus personne n’est dupe». Il a aussi plaidé pour une approche qui se focalise sur «le traitement des problématiques sans se lancer dans les jeux dangereux de la décrédibilisation de l’autre». Le patron du RNI s’est montré pragmatique. Il a expliqué que son parti «n’a pas d’adversaires. Nos ennemis sont la pauvreté, le chômage, la délinquance, la marginalisation, l’analphabétisme…». Autant de dossiers qui touchent directement au quotidien des populations. Akhannouch veut «redonner espoir à cette population». Cela «ne viendra qu’à travers l’action», a-t-il rappelé. L’effort portera notamment sur la revitalisation interne du parti en vue de «reconquérir l’offensive politique».

                                                                   

Pragmatique et consensuel

Avec Aziz Akhannouch, «les faucons» du PJD auront du mal à maintenir leur stratégie de décrédibilisation, souvent utilisée pour affaiblir leurs adversaires. D’ailleurs, il avait fait l’objet d’une campagne orchestrée sur fond de polémique autour de la gestion du fonds de développement rural, relancé par le Souverain pour assurer la mise à niveau notamment des zones enclavées. Des informations erronées ont été diffusées, concernant le montant de ce fonds, dans cette tentative de ternir l’image d’un responsable, considéré comme un homme de consensus. Aujourd’hui, les Rnistes ont porté à la tête de leur formation un leader connu pour son pragmatisme et son dévouement. Ses proches disent que c’est un fédérateur, fin organisateur, qui sait bien s’entourer de compétences. C’est la clé de sa réussite dans le business, avant de se lancer dans la politique. La montée en puissance du groupe familial est le résultat des efforts menés par Akhannouch dès qu’il a rejoint le haut management, après son retour au Maroc, diplôme en poche. Il est titulaire d’un MBA de l’université canadienne de Sherbrooke.
Akhannouch a réussi à assurer une transmission en douceur des entreprises familiales, contrairement à ce qui se passe souvent dans des cas similaires, où les querelles entre héritiers sont fréquentes. Il a redynamisé ce groupe fondé par son père et son associé, Ahmed Wakrim, en créant, au milieu des années 90, la holding Akwa, dont la principale activité s’articule autour de la distribution des produits pétroliers, via la filiale Afriquia. Le nouveau patron du RNI s’est également lancé dans le développement de la presse indépendante au Maroc. En 1991, il a participé à hauteur de 10% du capital à la création de L’Economiste. Des parts qu’il a cédées lorsqu’il a racheté le groupe Caractères, propriétaire des titres La Vie éco et Aujourd’hui le Maroc, en application des règles éthiques. Depuis son entrée au gouvernement Abbas El Fassi en 2007, le nouveau patron du RNI a impulsé une nouvelle dynamique au secteur agricole, notamment en assurant un  équilibre entre la promotion des activités exportatrices, mais également des mesures en faveur des petits agriculteurs.

 

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