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    Par L'Economiste | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager

    ■ Ethiopie: Les investissements étrangers attaqués
    Il a fallu la mort d’une résidente américaine, frappée par une pierre,  la semaine dernière, pour que la situation catastrophique de l’Ethiopie attire l’attention. Washington a demandé une enquête internationale, rien de moins. Depuis un peu plus d’un an, des troubles graves agitent le pays, alors qu’on le présentait comme un pays en résurgence économique et politique. Les troubles ont évolué vers des affrontements ethniques. Depuis 1991, la domination d’un parti, le Front de libération du peuple du Tigré, a débouché sur des violences dès 2014-15. Ses membres élus sont accusés de brader les richesses, surtout agricoles, à des étrangers. La victime américaine exploitait une ferme. Des hôtels ont aussi été attaqués et détruits, l’été dernier. La semaine dernière, la police a dispersé un rassemblement de l’opposition, provocant une bousculade. Des ONG disent qu’il y a eu 50 morts piétinés ou étouffés; le gouvernement n’a pas donné de bilan officiel.
    L’Ethiopie était pourtant classée par le FMI comme une économie très dynamique, comme le Kenya voisin au sud-est, et plus que le Maroc.  La Chine est très présente et vient d’ailleurs d’inaugurer une ligne de chemin de fer: les intérêts chinois ne semblent pas mis en cause.
    En dehors du Kenya, l’Ethiopie est entourée de pays où les Etats se sont effondrés sous les coups des extrémistes islamiques: Soudan, Sud-Soudan, Erythrée et Somalie. En plus de la destruction des Etats, ceux qui restent sur pieds ont à régler le plus important des défis: partager l’eau du Nil.

    ■ Londres veut sortir de la CEDH
    La Grande Bretagne veut engager une «présomption de déroger» aux obligations de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Le gouvernement de Theresa May considère que ses troupes armées en mission à l’étranger font l’objet d’attaques «anormales» et «vexatoires» devant cette Cour. Cette annonce est passée inaperçue car la Première ministre l’a faite en même temps qu’elle précisait le calendrier du Brexit. Ce n’est pas la première fois qu’un pays sort de cette juridiction internationale, issue du Conseil de l’Europe et qu’il ne faut pas confondre avec la Cour de justice de l’Union européenne (que la Grande-Bretagne quittera sans doute, mais en vertu du Brexit). La Grèce et l’Espagne en sont sorties puis l’ont réintégrée à la fin de leur dictature respective. Tous les Européens, y compris la Suisse, la Turquie et la Russie sont «Hautes parties» à la Convention européenne des droits de l’homme donc  à la CEDH, mais pas la Biélorussie.
    La Turquie a «momentanément» suspendu l’application de la Convention sur son territoire, depuis le coup d’Etat manqué. En effet, la convention exige que les Etats Hautes parties veillent à ce que leurs systèmes politique, judiciaire, économique… respectent et protègent les droits et libertés de leurs habitants.
    Pour la petite histoire, le bâtiment de la Cour a été dessiné par l’architecte britannique, Sir Richard Rogers et son cabinet.

    ■ Pakistan contre les crimes d’honneur
    Largement impuissant à lutter contre les «crimes d’honneur avec les textes existants, le Pakistan vient de se doter d’une loi ad-hoc. Cet été, un scandale a agité le pays en proie à de violentes luttes intestines entre ethnies, extrémistes religieux, bandes criminelles… L’actrice Quandeel Baloch a été empoisonnée puis étranglée par son frère, le jour de l’aïd.  Selon l’enquête, le meurtrier s’est dit satisfait de son geste car sa sœur «se montrait dans des tenues indécentes». L’actrice était aussi une sorte d’icône de la liberté des femmes, notamment pour avoir fui un époux qui lui avait été imposé de force alors qu’elle avait 17 ans. La nouvelle loi permet de punir de prison à vie les auteurs de  crimes d’honneur. Les juges pakistanais n’ont donc plus la possibilité de considérer qu’un crime  est «pardonné» par la famille de la victime quand le meurtrier s’acquitte d’une grosse somme d’argent. Dans la foulée, cette nouvelle loi aggrave les sanctions du viol.

     

     

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