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    Législatives 2016

    Chabat, Abbou et Merroun en campagne à Taounate

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4866 Le 29/09/2016 | Partager
    Les leaders politiques deviennent très accessibles
    La population irritée par les promesses électoralistes
    Emploi, eau, électricité… parmi les doléances de Tissa
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    Hamid Chabat, soutenant le député Jamal El Bouzidi (à droite), a salué tous les habitants de Tissa. A l’occasion du souk hebdomadaire, le SG de l’Istiqlal a opté pour du porte-à-porte pour séduire. Son cavalier était déjà président de la commune de Taounate (Ph. YSA)

    Quand le PAM remportait les communales de 2015, grâce notamment aux électeurs des collectivités rurales, il donnait une leçon à son rival, le PJD, peu «séducteur» dans ces localités. Localités qui peuvent faire la différence lors des législatives du 7 octobre. C’est ainsi que chacune des formations essaye de se frayer une place sur le haut du podium grâce aux électeurs des petites bourgades reculées.

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    Pour ces jeunes licenciés, la campagne électorale est une occasion pour gagner sa journée. Ils distribuent les flyers moyennant 100 DH la journée… le reste du temps, ils chôment (Ph. YSA)

    Désormais, toutes les formations l'ont compris et mettent le paquet sur la «campagne et ses villageois». C’est ce qui ressort en effet des «descentes» des leaders politiques dans les souks hebdomadaires, villages, et autres communes rurales. Ce mercredi 28 septembre, la province de Taounate a été prise d’assaut par les militants du PI, RNI, MP, PAM, et PJD lors du souk hebdomadaire «Larbaâ de Tissa». La rencontre hebdomadaire a été prise d'assaut par Hamid Chabat, patron de l’Istiqlal, Driss Merroun, le ministre MP de l’Urbanisme, et Mohamed Abbou, le ministre RNI du Commerce extérieur. Le premier appuie la candidature du député PI et ancien président de la commune de Taounate, Jamal El Bouzidi. Pour leur part, Abbou et Merroun

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    Le ministre MP Driss Merroun (en haut) est candidat aux législatives à Taounate, tout comme le ministre RNI Mohamed Abbou. Ils sont tous deux originaires de cette province et promettent d’appuyer ses projets (Ph. YSA)

    sont, eux-mêmes, candidats à Taounate. A noter que cette province, nouvellement rattachée à la région de Fès-Meknès, compte deux circonscriptions et 6 sièges à pourvoir.   
    Pour séduire, Chabat a opté pour du porte-à-porte, saluant au passage commerçants, clients de cafés, et simples piétons. Sa tournée est ralentie, par moments, pour prendre des selfies avec qui le veut. «Quelle modestie! Nous espérons vous voir assez souvent et pas seulement pour la circonstance», ironisent les jeunes de Tissa qui s’adressent à tous les candidats. Certains font campagne pour les partis moyennant 100 DH la journée. C’est le cas de 4 jeunes licenciés en droit arabe, droit français, et philosophie. Ces derniers appuient un candidat PJD. Ils n’hésitent pas à poser pour une photo souvenir avec leurs amis qui marchent pour le PI. «Le dernier discours royal a recadré les partis politiques», estime l’un d’entre eux. Pour lui, «les habitants de Bouaârouss (une localité proche de Tissa) ne sont pas prêts d’oublier la campagne des communales de 2015 qui s’est achevée à feu et à sang à cause d'une bataille rangée entre les prétendants».
    En tout cas, pour l’heure, la campagne se poursuit dans le calme. A Tissa, la population est irritée par les promesses électoralistes. «Hormis l’aménagement des voieries en 2011, à la veille d’une visite royale, aucun changement n’a été constaté», dénonce un quadragénaire. «Les opportunités d’emploi sont inexistantes, les habitants n’ont plus d’eau à partir de 14 heures, et l’éclairage public est défaillant…», martèle un autre. Ce dernier appelle le prochain gouvernement à prendre soin du monde rural. «Autrement, les villes seront inondées et devront faire face à des problématiques de plus en plus complexes», conclut-il.

     

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