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    Economie

    L'automobile requinque les sociétés de crédit conso

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4836 Le 16/08/2016 | Partager
    L'encours des prêts a marqué une hausse de 4,4% à 45,4 milliards de DH
    Le salon auto plus porteur qu'il y a deux ans
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    L'accélération des immatriculations de véhicules neufs (+39%) au premier semestre, grâce notamment aux promotions du salon auto, a soutenu les opérations des sociétés de financement. Sur un an, l'encours a marqué une hausse de 4,4%, la plus dynamique sur les quatre dernières années (Ph. L'Economiste)

    La course à l'acquisition de véhicules sur les six premiers mois de l'année se ressent dans le bilan des banques, mais plus encore chez les sociétés de financement. L'encours des crédits à la consommation s'est amélioré de 4,4% à fin juin à 45,4 milliards de DH. La variation est nettement meilleure que les trois dernières années. Les sociétés de financement font quasiment jeu égal avec les banques dont le total des crédits à la consommation a progressé de 5% à fin juin. Sur six mois, les sociétés spécialisées font mieux avec une croissance de 6,4% contre 3,9% pour les banques.
    Malgré le salon auto en 2014, l'année s'était achevée sur un goût amer pour les constructeurs et les sociétés de financement. Deux ans après, le sentiment est inverse. Les immatriculations de véhicules neufs ont bondi de 39% au premier semestre. Il faut tout de même nuancer cette accélération. Elle intervient après deux années mitigées (hausse de 1,7% au premier semestre 2014 puis une baisse de 2,2% la même période en 2015). Les promotions tous azimuts et des conditions de financement attractives ont fini par convaincre les ménages qui avaient à maintes reprises indiqué dans l'enquête de conjoncture du HCP qu'ils étaient peu portés sur les achats de biens durables (au second trimestre 2016, ils étaient encore 57% à le penser selon le HCP).
    Malgré un bon premier semestre, les professionnels ne veulent pas céder à l'euphorie. En dehors des crédits auto, les autres produits ne décollent pas réellement. Par ailleurs, la politique de prix agressive de certains opérateurs obligent les autres acteurs du marché à s'ajuster, ce qui ne manque pas de créer quelques piques entre prêteurs. La croissance de l'activité a significativement diminué ces dernières années, ce qui impose en partie cette bataille sur les prix pour capter la demande. La bataille est rude entre sociétés de financement mais plus avec les banques qui ont un avantage en termes de tarification.
    Le contexte de baisse des taux débiteurs des banques permettra aux sociétés de financement d'améliorer leur coût de refinancement et donc leurs tarifs aux clients. Mais, d'un autre côté, la détente des taux bancaires pourrait aussi favoriser les opérations de rachats de crédit. Le taux moyen pour le crédit à la consommation est repassé en dessous de 7% depuis le début de l'année (6,63% au deuxième trimestre 2016 après 6,91% les trois mois précédents).

     

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