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Economie

Elalamy en VRP de la Charte d’investissement

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4818 Le 21/07/2016 | Partager
Première étape, la région de Casablanca-Settat
Le cadre romperait avec la vision statique

C’est en avant-première que les élus et opérateurs casablancais ont eu droit à la présentation du Plan de réforme de l’investissement. Bien évidemment après celle faite devant le Roi le 4 juillet. Et c’était à la demande du président de la région Casablanca-Settat, Mustapha Bakkoury. Et pour cause! La région présente un poids socioéconomique considérable. «Elle détient 60% du secteur industriel, le tiers des services, 12% de l’agro-industrie et assure 47% des exportations», précise Bakkoury. D’où le déplacement du ministre venu vendre les grandes lignes de la réforme de l’investissement industriel. 

La future charte d’investissement se décline sur une dimension territoriale avec option de spécialisation pour certaines régions. Mais le rendez-vous du mardi dernier n’a pas drainé grand monde. Excepté quelques chefs de file de fédérations affiliées à la CGEM et une dizaine d’opérateurs économiques, de nombreux membres du Conseil régional ont brillé par leur absence. Pourtant, les attentes des professionnels sont légion. Elles concernent la logistique, le foncier, l’adéquation  formation-emploi et autres mesures d’accompagnement. D’autant plus, comme l’a souligné Moulay Hafid Elalamy, la réforme cible avant tout le citoyen à travers le triptyque emploi, services et ouverture sur le monde. A cet effet, «la future Charte d’investissement constitue un tronc commun aux plans sectoriels, avec l’ambition d’engager une étape stratégique dans l’appui à l’investissement industriel».
«Le nouveau cadre instauré devrait rompre totalement avec une vision statique de l’accompagnement de l’investissement. Il est appelé à évoluer au rythme des réformes et stratégies sectorielles initiées», souligne le ministre. A cet effet, la stratégie est placée au plus haut niveau de l’Etat. «Sa pérennité est ainsi garantie», assure le ministre de l’Industrie.
De fait, l’essentiel des mesures est déjà prévu dans le Plan d’accélération industrielle (PAI), notamment à travers le dispositif des écosystèmes qui a commencé à accrocher. Selon Elalamy, au total, 41 ont déjà été lancés autour de 12 secteurs industriels. La nouveauté tient toutefois en cinq mesures considérées comme levier d’amélioration de l’attractivité du pays et du secteur industriel. La première porte sur l’exonération de l’IS pendant cinq ans pour les nouveaux projets industriels. La seconde tient au développement d’au moins une zone franche par région. En troisième lieu, les grandes entreprises exportatrices même installées hors zones franches vont bénéficier du statut de ces plateformes. Cela veut dire qu’elles vont s’approvisionner, produire et exporter selon un régime sous douane.  La mesure phare concerte l’octroi du statut d’exportateur indirect aux sous-traitants. Il s’agit d’une mesure que la CGEM revendique depuis les années 1980.  
La dernière mesure vise la mise en place d’appuis diversifiés au profit des régions les moins favorisées. L’objectif est de privilégier un développement territorial équilibré via l’incitation à l’investissement industriel.

Organes de pilotage 

Pour accompagner sa stratégie industrielle, le ministère a procédé à la création de deux directions, l’une dédiée à l’industrie, l’autre au commerce. L’économie numérique s’est vu doter d’une Agence de développement du digital.
La promotion a été également structurée via la fusion des trois organismes sous tutelle: l’Agence marocaine de développement des investissements, Maroc Export et l’Office des foires de Casablanca. Pour ce qui est de ce dernier organisme, une restructuration en profondeur, y compris celle du site d’exposition, s’avère urgente. (Voir aussi notre édition du 6 juillet).

 

 

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