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    Economie

    Echanges extérieurs
    Les recettes touristiques résistent

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4816 Le 19/07/2016 | Partager
    +3,4% au premier semestre
    L'export contrarié par la baisse des cours des phosphates et dérivés
    Le déficit commercial se creuse: 85 milliards de DH
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    L'automobile s'affirme comme le premier secteur exportateur. Les autres métiers mondiaux ont également été un soutien important aux exportations au premier semestre

    L'effet positif de la chute de la facture énergétique sur la balance commerciale est en train de se réduire. Le déficit commercial s'est établi à 85 milliards de DH au premier semestre, en dégradation de 5 milliards de DH sur un an. Les importations de produits énergétiques ont décroché de 32% sur les six premiers mois de l'année pour s'établir à 24 milliards de DH. Cependant, les autres rubriques affichent des hausses à deux chiffres. Toutes ces progressions ne sont pas pénalisantes. Le bond de 16% des importations de produits finis de consommation est le signe d'un certain dynamisme de la consommation des ménages. Dans le même temps, ce niveau de progression traduit l'incapacité de l'industrie locale à mieux satisfaire la demande interne. Une très grande partie des biens courants destinés aux classes moyennes tranche supérieure ne sont pas produits localement. Les smartphones, les montres, le prêt-à-porter de grandes griffes, etc. Par ailleurs, depuis le début de l'année, le marché de l'automobile roule à vive allure. L'appétit des ménages pour les véhicules s'est traduit par une flambée de 43% des importations de véhicules de tourisme au premier semestre.  

    Les importations de biens d'équipement, elles, ont progressé de 15% à 56 milliards de DH. Quelques grandes entreprises, principalement, sont à la manœuvre sur cette rubrique. Leurs investissements profitent à leurs fournisseurs et prestataires de services. Mais le mouvement ne touche pas tous les secteurs. Le processus de désendettement engagé par d'autres grands comptes a des conséquences sur leurs investissements et leur environnement. 
    A fin juin, le Maroc a importé pour 200 milliards de DH de marchandises, en hausse de 3,7%. Il a aussi vendu pour 115 milliards de DH sur les marchés étrangers. Les ventes à l'extérieur ont augmenté de 1,6% et ont été essentiellement soutenues par les métiers mondiaux. En tête de peloton, l'on retrouve l'automobile dont les expéditions ont accéléré de 15%. L'aéronautique et l'électronique enregistrent une bonne performance. Les produits alimentaires "made in Morocco" ont eu du succès à

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    Le Maroc a affiché un déficit commercial de 85 milliards de DH au premier semestre. Les investissements des grands groupes et la consommation des ménages tirent les importations. Les exportations améliorent leur position sur les marchés étrangers. Cependant, la baisse des prix de vente des produits de l'OCP ont pesé au premier semestre (Source: Office des changes)

    l'étranger avec des ventes en augmentation de 8% à 13,5 milliards de DH. De façon générale, les exportations des secteurs agricole et agroalimentaire se sont améliorées de 6,4%. En revanche, fortunes diverses pour les secteurs historiques à l'export. Le textile/cuir retrouve quelques couleurs, sans doutes les premiers impacts positifs de l'écosystème textile mis en place récemment. Les ventes du secteur, hors Maroc, ont augmenté de 5% au premier semestre. Par contre, les opérations de l'OCP se sont chiffrées à 19,6 milliards de DH en diminution de 2,7 milliards sur un an. Cette baisse s'explique essentiellement par le repli des prix de vente des produits du groupe. Le management du géant minier table sur une reprise de la demande d'ici la fin de l'année, ce qui devrait en partie soutenir les prix.
    Au-delà des flux de marchandises, les échanges du Maroc avec le reste du monde se comportent mieux, excepté les investissements directs étrangers qui ont baissé de 13% à 17 milliards de DH. Les transferts des MRE, eux, s'améliorent de 4% à 29 milliards de DH. Les recettes de voyages ont totalisé 26 milliards de DH, en hausse de 3,4%. Très inquiets après les attentats de 2015 et les effets d'assimilation qui pourraient en découler, les opérateurs touristiques ont tout de même pu préserver leur activité. La baisse des recettes de voyages s'est limitée à 1,2% sur l'ensemble de l'année après une contre-performance de 7% sur les six premiers mois de 2015.

     

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