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    MedCop Climat 2016 : Tanger se mobilise pour la Méditerranée

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4815 Le 18/07/2016 | Partager
    La métropole abrite la 2e édition de l’évènement ces 18 et 19 juillet
    Le Détroit, exposé à de grands risques environnementaux, au coeur des discussions
    Méga raffinerie à Algésiras, base de sousmarins nucléaires à Gibraltar... d’autres menaces
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    Avec la MedCop Climat 2016 qui a choisi Tanger pour tenir les travaux de sa 2e édition ces 18 et 19 juillet, la ville confirme son statut de porte-étendard de la défense de l’environnement et du développement durable. L’un des premiers maillons a été le lancement de projets de production d’énergie propre avec Koudia Baida en 2000 et de la centrale de Tahaddart en 2005. Plus récemment, c’était le cas avec le lancement de l’usine Renault et sa chaudière à biomasse, une première mondiale. Elle a finalement acquis ses lettres de noblesse avec l’Appel de Tanger, document signé à Tanger par le Roi Mohammed VI et le président français François Hollande en septembre 2015 et qui a servi de base pour les négociations de la COP21 en décembre de la même année à Paris. Durant ces 2 jours, le pendant méditerranéen de la Conférence des parties aura la lourde tâche de rassembler les différentes orientations de la Méditerranée pour parler d’une seule voix durant la COP22 qui se tient en novembre prochain à Marrakech. En effet, la Méditerranée est l’un des espaces les plus fragiles, le plus exposé aux risques aussi. Et le Détroit de Gibraltar dont Tanger domine le versant sud est parmi les plus exposés. Plus de 100.000 bateaux le traversent, certains sont de gros pétroliers avec un risque potentiel de collision et des dégâts énormes. Les risques liés aux activités des pays voisins n’est pas à écarter. C’est le cas d’une grande raffinerie située à Algésiras, ou de la base de sousmarins nucléaires anglais à Gibraltar, des épées de Damoclès qui pendent sur la ville. Les défis sont aussi locaux. Tanger doit faire face à la pollution de sa côte, un fléau qu’elle n’a pas réussi à dépasser malgré la mise en place d’une station de traitement des eaux et l’interception des rejets clandestins d’eaux usées. L’accroissement incontrôlé de la ville a en effet augmenté les nuisances en créant de nouveaux rejets. Idem en matière de déchets solides. La ville doit faire face à un problème majeur avec l’actuelle décharge, un concentré de nuisances qui, de plus, a été rattrapée par l’urbanisation. Un appel  d’offres a été lancé pour la fermeture de cette décharge et la mise en place d’un centre de tri des déchets, plus en adéquation avec les attentes environnementales de la région et le pays. Plusieurs défis qui s’imposent à la ville de Tanger à la veille de l’organisation de la deuxième édition de la COP Méditerranéenne, la MedCop Climat 2016. Cette dernière est une sorte de revanche pour la ville qui telle la gardienne  du temple, réunira les pays et régions de la M é d i t e r r a n é e pour sensibiliser sur la situation de cette mer, parmi les plus fragiles é c o s y s t è m e s , mais aussi l’une des plus polluées. Il est prévu que cette confé- rence organisée par la Région de Tanger-Tétouan réunisse plus de 2000 participants en plus de nombreuses personnalités et leaders de différents pays du pourtour méditerranéen, mais aussi des différentes régions qu’elle baigne. Tanger n’en est pas à sa première grande conférence. Elle a déjà à son compte plusieurs éditions d’un forum de taille mondiale, les Medays qui se tient chaque année dans la capitale du Détroit. Elle a réussi avec cet évé- nement et d’autres sportifs et culturels à montrer ses capacités d’accueil et ses envies de devenir la véritable capitale du Détroit.

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    Chrafat, la future ville verte

    La ville de Chrafat se pré- figure déjà comme un exemple en matière de développement durable. Un grand effort est apporté au développement de cette future cité avec de grandes zones vertes dédiées, ainsi qu’une étude devant optimiser l’agencement des rues face aux vents dominants de la Région, selon Al Omrane Chrafat, en charge du projet. Le bâtiment central devant abriter les services administratifs a profité du savoir-faire de Al Omrane qui a puisé tout son savoir-faire pour en faire un bâ- timent intelligent et efficient de manière énergétique: climatisation et éclairage intelligente, isolation thermique sans rupture, etc. La future ville de Chrafat se trouve à 18 km au sud-ouest de Tanger, au carrefour entre l’autoroute Tanger Med et la RN2. D’une superficie prévue de 769 hectares, la nouvelle cité comptera, une fois achevée, 30.000 unités d’habitat, pouvant accueillir 150.000 habitants, pour un coût d’aménagement et d’infrastructures évalué à 2,35 milliards de DH dont 825 millions pour la première phase de 273 hectares. 

     

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