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Economie

Croissance: Le principal levier s’essouffle

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4814 Le 15/07/2016 | Partager
La consommation des ménages n’apporte que 1,6 point au PIB
Le taux de chômage s’aggrave de 0,2 point en 2016
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La consommation des ménages devrait croître de 2,8% en 2016, mais sa contribution  à la croissance du PIB resterait limitée à 1,6 point. Cependant, la demande intérieure globale devrait y participer pour 2,4 points alors que celle provenant du monde extérieur serait négative
Source: HCP

Alors qu’on s’approche de la fin du mandat du gouvernement, plusieurs indicateurs économiques restent orientés à la baisse. Recul de la valeur ajoutée agricole, repli continu des crédits bancaires et atonie de la demande intérieure. Ce qui impacte de manière négative l’investissement et la consommation des ménages. «La seule note d’optimisme tient à la consolidation des flux nets extérieurs et la baisse des prix des matières premières à l’international», souligne le HCP dans sa note de synthèse des prévisions économiques.
Dans ce contexte, le PIB devrait s’accroître de 1,5% en 2016 contre 4,5% une année auparavant (voir aussi nos éditions du 13 et 14 juillet).  Ce ralentissement de la croissance se traduirait par de faibles créations nettes d’emploi en 2016. «Dans l’hypothèse d’une légère baisse du taux d’activité, celui du chômage devrait s’aggraver 0,2 points à 9,9% à la fin de l’exercice en cours. 
Malgré une réelle baisse de régime, la demande intérieure continuerait de soutenir la croissance. Quant à celle  venant de l’extérieur, son apport à l’évolution du PIB serait négatif. De ce fait, la consommation des ménages demeure le principal moteur de croissance. Elle devrait s’accroître de 2,8% contribuant pour 1,6 point à la croissance contre une moyenne de 2,7 entre 2008 et 2014. Toutefois, elle serait confortée par la maîtrise des prix à des niveaux relativement bas. De plus, elle continue de bénéficier des revenus extérieurs, notamment les transferts des MRE. «Des flux qui devraient s’améliorer de 4% cette année», anticipe le HCP. De son côté, la consommation des administrations publiques connaîtrait une hausse de 2,5% en lien avec l’augmentation des dépenses de fonctionnement en 2016. Sa contribution à la croissance serait maintenue à 0,5 point. 
Au total, la consommation finale nationale devrait s’accroître de 2,7%  au lieu de 2,3% en 2015. Sa contribution à la croissance serait  de 2,1 points au lieu de 1,8 point une année auparavant.
Parallèlement, la formation brute du capital fixe, après les baisses successives enregistrées en 2013 et 2014, amorcerait une légère reprise de 1,1% en 2016. Compte tenu de la variation des stocks, l’investissement brut s’accroîtrait de 0,9% en volume, avec une contribution de 0,3 point à la croissance contre un apport négatif en 2015.

 

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