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Economie

10 ans de Transparency Maroc
«Nous n’avons pu traduire les signes en mesures concrètes»
Azeddine Akesbi, secrétaire général de TM

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

Dix ans d’activité et vingt mois d’existence légale, trois secrétaires généraux, tous des personnalités peu banales: Sion Assidon, Bachir Rachdi et maintenant Azeddine Akesbi. La corruption n’est plus un tabou, certes, mais les cafouillages de l’Etat, eux, n’ont pas fait reculer le problème. Les gens s’en plaignent de plus en plus et pensent qu’elle a augmenté. On se retrouve encore une fois dans la configuration: bonne volonté, discours et pas de suite concrète. Normal que les gens pensent que l’intervention publique n’est pas sérieuse.. L’Economiste: 10 bougies… et le bilan? - Azeddine Akesbi: Nous pensons à TM que le bilan est positif pour la société civile. Nous avons pu relever le défi du caractère tabou de la corruption, faire face au refus et à l’hostilité des pouvoirs publics de l’époque. Il y a eu aussi beaucoup de chemin parcouru au niveau de la sensibilisation, la connaissance du phénomène et du développement de partenariats. La valeur ajoutée de TM est reconnue actuellement par pratiquement tout le monde. Mais il est vrai que les indications dont nous disposons sont plutôt alarmantes en ce qui concerne le développement de la corruption et sa banalisation.. Mais les gens pensent que la corruption s’accroît…- La perception de la corruption et également la réalité de la corruption s’accroissent, parce que malgré plusieurs atouts -une société civile mobilisée et qui constitue une force de proposition, des pouvoirs publics qui acceptent le phénomène et déclarent leur disponibilité pour y faire face...-, nous n’avons pas pu traduire les signes de bonne volonté en mesures concrètes dans le cadre d’une stratégie de lutte contre la corruption. A titre d’exemple, nous n’avons pas ratifié la convention des Nations unies de lutte contre la corruption après l’avoir signée depuis plus de 2 ans et demi.. Une année après l’annonce d’un plan gouvernemental, quel est le constat de TM sur le terrain?- Malheureusement, il n’y a pas de recul et plus grave, il y a une certaine banalisation. Nous continuerons notre plaidoyer auprès des pouvoirs publics et les opérateurs économiques pour les convaincre de la nécessité absolue de s’attaquer sérieusement à la corruption car l’investissement, la croissance, le recul du chômage et de la pauvreté en dépendent.Propos recueillis par Mouna KADIRI

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