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    L'Edito

    Architecture

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4987 Le 23/03/2017 | Partager
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    En matière de développement  économique, l’approche des politiques publiques continue de questionner une dimension de base: la production d’espace pour le compte des entreprises.  On a tendance à l’oublier mais l’espace est un incontournable déterminant dans l’acte d’investir. Pour ne prendre que la dernière actualité, l’arrivée en force des Chinois à Tanger est là pour le rappeler.  

    Dans le contexte marocain, cette préoccupation est restée une constante dans l’ensemble des arbitrages qui ont prévalu au cours de ces 20 dernières années. Le paysage n’a pourtant pas toujours été reluisant. Lorsqu’au milieu des années 90, le programme national d’aménagement des zones industrielles, le fameux PNAZI, affichait au grand jour ses limites, avec des critiques et des problèmes de valorisation, de répartition,  de lots non construits ou détournés de leur vocation initiale, il fallait alors parer au plus urgent: ralentir la désindustrialisation. L’arrivée de Jettou au département du commerce va avoir l’effet d’un déclic. Elle enclenche un processus d’examen de conscience et des réactions.

    Avec le soutien de BMCE Bank (pas encore BoA), de l’ex-BCM et de la SNI,  Sapino et TFZ étant chargées de la réalisation, les conventions  pour de nouvelles ZI, à Casablanca et Tanger sont signées en 1998 à Rabat. Même si le vocabulaire allait par la suite évoluer au gré des ambitions, les ZI devenant P2I, avant d’ouvrir l’appétit et défricher le terrain pour les SPL, les clusters et les écosystèmes,  la nouvelle vision était désormais actée.

    Dans cette démarche, l’Etat aura été volontariste dès le début mais tout en étant conscient de ses limites. Les projets devaient être négociés à la fois dans leurs dimensions de développement économique et dans leurs composantes immobilières. D’où l’arrimage à des grands acteurs publics et privés  qui ont permis de contrebalancer les insuffisances des communes. Dans ce chantier de production de sites industriels, l’architecture aura donc été décisive.

     

     

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