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Par L'Economiste| Edition N°:2245 Le 30/03/2006 | Partager

Houleuse certes, parfois agitée, mais tellement bénéfique… pour le pays. C’est sur ces conclusions que s’est achevée la consultation nationale de Ouarzazate pour la finalisation du dossier Maroc pour le Millénium Challenge Account. Il faut le dire, l’enjeu est de taille. Car dans le pot, ce sont 750 millions de dollars, soit plus de 6 milliards de DH en dons que les Américains peuvent donner pour lutter contre la pauvreté et générer des revenus. Des projets ont déjà été validés à Washington. Pour d’autres, le suspense demeure entier.A l’issue de la rencontre, les représentants de la société civile, les parlementaires, les élus locaux, les chambres professionnelles sont repartis avec le sentiment du devoir accompli. En effet, les débats ont été libres et ouverts. Parfois agités, en raison de l’inexpérience d’ONG ayant confondu débats et revendications. Reste que cette liberté de ton a séduit les Américains. D’ailleurs, ce sont eux qui ont exigé que tout projet éligible au financement du Millénium émane d’un processus de consultation avec la population. Logique, c’est elle qui doit, en principe, profiter des programmes validés. Elle doit aussi y participer.L’idée que des responsables, seuls à Rabat, conçoivent et décident des projets à lancer, est exclue. Et c’est une bonne chose.C’est un exercice nouveau pour une population habituée à voir son sort et celui de son développement économique et social scellés dans les bureaux de la capitale. Cette démarche a le mérite de montrer le niveau de maturité de la société civile. L’intensité des échanges et des débats francs à Ouarzazate est, en tout cas, le signe de sa bonne santé. L’apprentissage de la démocratie doit également passer par là. Encore faudra-t-il une bonne dose de gouvernance et une élite locale pour conduire ces projets à bon port.Mohamed CHAOUI

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