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L'Edito

Anticipation

Par L'Economiste| Edition N°:2745 Le 31/03/2008 | Partager

Le changement du comportement d’achat que l’on observe auprès des touristes à Marrakech doit être pris très au sérieux par la profession si elle veut éviter de mauvaises surprises. Plutôt que de se lamenter, elle devrait surtout s’interroger sur sa capacité d’anticipation et la qualité de son dispositif de veille. Et c’est en travaillant sur ces deux tableaux qu’elle pourra passer sans turbulence ce cap, comme bien d’autres qui viendront à l’avenir, car l’achat en direct n’est pas un phénomène conjoncturel, il s’agit bel et bien d’une modification structurelle de l’organisation du marché. L’autonomisation du client vis-à-vis des grossistes de vacances sur les grands marchés européens était une évolution prévisible après cinq ans de croissance ininterrompue. Marrakech ne fait pas exception, la plupart des grands pôles touristiques dans la Méditerranée ont connu la même évolution. L’arrivée des compagnies aériennes à bas coût sur une destination et la baisse des tarifs aériens qui s’en est suivie changent les rapports de force. Le client n’est plus sous la dictature des tour-opérateurs, grâce à Internet qui met à mal le modèle économique de la distribution dans l’industrie des vacances. A nous de nous adapter à cette nouvelle configuration. L’erreur fatale que commettraient nos hôteliers serait de se lancer dans une guerre des soldes dans l’espoir de faire revenir une partie de la clientèle perdue. En perdant la maîtrise de l’aérien, les TO perdent de facto une clientèle qui a fait le choix de composer elle-même désormais son package ou achète en ligne. Au final, cette tendance lourde traduit la maturité d’une destination et signifie aussi que la marque vedette du tourisme marocain à l’international a atteint une taille critique en notoriété et en capacité d’attractivité. Ce n’est pas un signe annonciateur d’une crise comme cela est présenté par les opérateurs hôteliers de la ville ocre même si leurs comptes d’exploitation doivent en pâtir. Bonne nouvelle pour l’économie du tourisme. Qui s’en plaindra?Abashi SHAMAMBA

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