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L'Edito

Ambitions

Par L'Economiste| Edition N°:2208 Le 07/02/2006 | Partager

C’est une histoire qui a commencé il y a plus de dix ans. La Fédération des assurances pensait que tôt ou tard, le développement du Maroc chercherait de gros capitaux privés. Elle avait donc demandé un élargissement des possibilités de placement. La Fédération avait raison. D’ailleurs, elle avait, à cette époque, l’approbation du ministère des Finances, qui faisait le même raisonnement.Aujourd’hui, le moment est venu: le Maroc doit se projeter dans l’avenir en matière de financements, comme il le fait sur les grands équipements publics et sur le tourisme. Réformée et reprofilée, la CDG s’est lancée dans ces opérations. On la cite en exemple, à juste titre, tout en regrettant qu’elle soit si seule et en redoutant le moment où sa solitude produira des effets pervers. Pourquoi est-elle si seule? Une seule et unique raison: l’incapacité dans laquelle se met systématiquement le ministère des Finances de penser le développement du Maroc et de se penser dans ce développement.Pourtant, il ne se passe pas une semaine sans un lancement de chantier avec des tailles inusitées au Maroc. Le Souverain met lui-même la main à la pâte, poussant ainsi le Royaume à changer d’échelle et à s’ambitionner plus grand et plus fort. Pour nourrir cette ambition, pas d’autre choix que les nouveaux «véhicules» financiers à imaginer chez les banques et les compagnies d’assurances, dont les réserves seront plus utilement employées qu’à aller endiabler la Bourse! Ces produits nouveaux y reviendront à la Bourse, mais comme de nouveaux placements possibles au lieu de n’être que du carburant supplémentaire pour alimenter les bulles spéculatives. Entre-temps, le Maroc aura de nouvelles zones de développement industrielles, touristiques, commerciales, agricoles…Encore faut-il que le ministère des Finances cesse de croire que vieux décrets et circulaires obsolètes sont des règles divines!Nadia SALAH

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