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L'Edito

Agriculture

Par L'Economiste| Edition N°:1823 Le 02/08/2004 | Partager

DANS la masse des réformes citées dans le discours du Trône, peut-être que la «stratégie efficace de développement rural» ne retiendra pas beaucoup l'attention.Pourtant, par l'influence qu'elle aura sur les structures sociales, économiques et écologiques, cette stratégie se révèlera essentielle: elle touchera directement la moitié de la population, et que l'autre moitié en sera évidemment affectée. Le Maroc ne peut pas poursuivre la politique agricole définie dans les années 60-70. En effet, elle n'a plus de sens dans un monde devenu productiviste et ouvert et n'ayant pas de sens, elle produit de la pauvreté, ce qui est largement confirmé par toutes les enquêtes sociales depuis dix ans. Quel que soit l'angle par lequel on observe la pauvreté rurale, elle n'est plus admissible: la majorité des pauvres vit à la campagne, c'est à la campagne que sont les plus pauvres parmi les pauvres, et les pauvres de la ville sont massivement des immigrés de la campagne depuis moins d'une génération. En soi c'est déjà suffisant pour casser les tabous qui entourent l'ancienne politique agricole, mais ce n'est pas tout. Le nombre d'aberrations dont souffrent l'agriculture et les agriculteurs marocains est colossal. N'en citons que deux, mais qui sont centrales. Par les investissements publics et privés, par les exonérations fiscales, c'est à la campagne que se font les plus gros placements mais, parce que l'essentiel du tissu productif reste arriéré, les prix des denrées sont très élevés au Maroc, alors que l'immense majorité des fellahs est pauvre. Les choix d'exportation, faits au moment de la colonisation et maintenus par la suite, sont gourmands en eau, une ressource de plus en plus rare; cela confine au scandale écologique quand on considère que tous les gouvernements depuis cinquante ans se sont battus pour… exporter cette eau! La politique agricole suivie jusqu'ici est pure folie; mais la force du Souverain ne sera pas de trop pour changer l'orientation.Nadia SALAH

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