×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Agir

Par L'Economiste| Edition N°:2428 Le 22/12/2006 | Partager

Le gouvernement fait preuve d’un cynisme insoutenable sur la question de la pollution de l’air. Deux études officielles au moins ont permis de mettre en évidence des relations «statistiquement significatives» entre le niveau de pollution atmosphérique et la multiplication de maladies respiratoires ou de mortalité infantile. Devinez ce qu’on en a fait!Est-ce qu’un parlementaire a eu le courage d’interpeller l’exécutif sur ce scandale? Non. Est-ce qu’un ministre a osé frapper du poing sur la table lors d’un conseil de gouvernement? Aucunement. Le ministère de la Santé prend les Marocains pour des billes lorsqu’il promet d’entamer une étude pour évaluer l’incidence d’on ne sait quoi, et pour quand et pourquoi? alors que certains quartiers de Casablanca ou des villes comme Mohammédia, Safi feraient pâlir de jalousie Seveso par leurs niveaux de pollution.Du côté des partis politiques, circulez, il n’y a rien à voir non plus. Enfin, si: il faut un solide sang-froid pour qu’une certaine formation s’affiche en «parti de l’environnement…» mais tout dépend de quel environnement l’on parle. Les années passent, le problème ne cesse d’enfler mais personne pour mettre fin à ce qui s’apparente à une attitude désinvolte à l’égard du droit de vérité. Même pas un maire à oser décréter, comme ces gens «civilisés», une journée sans circulation, une journée sans ceci ou cela, à oser sévir contre les polluants… Les familles, elles, sont réduites à l’impuissance. Personne ne s’émeut de ces «fumées noires», de ces poussières industrielles, des carburants à la qualité douteuse, de ces hôpitaux, de ces cabinets de pédiatres bourrés d’enfants malades. Le Marocain a le sentiment que sur cette question il n’est pas entendu qu’il n’arrive pas à convaincre les pouvoirs publics à agir.Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc