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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5623 Le 28/10/2019 | Partager
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    Belle prouesse de la diplomatie marocaine et sans doute la première à mettre à l’actif de l’équipe El Othmani remaniée. Que Rabat ait décidé de garantir sa liberté de commercer avec Londres, avec ou sans Brexit, est un développement important pour ne pas être souligné.

    Dans la foulée, le fait de constater que derrière les questions économiques se glissent tout naturellement des enjeux de politique étrangère, qui étendent l’accès au marché britannique pour l’ensemble des produits marocains, y compris ceux des provinces du Sud, est un plaisir qui ne se refuse pas.

    Face à un multilatéralisme mis à mal, c’est sans doute le mode opératoire proactif le plus recommandé dans un monde de plus en plus complexe et de plus en plus imprévisible. S’il ne permet pas de révolutionner entre économies asymétriques la structure des balances commerciales, il permet au moins de rassurer les entreprises qui opèrent sur ces marchés et d’attendre sans trop de casse que l’OMC sorte de son coma profond.

    C’est d’autant plus intéressant que les termes des accords commerciaux bilatéraux sont habituellement beaucoup plus généreux que ceux des versions multilatérales. En particulier lorsque les conditions d’une réciprocité diffuse, l’un des fondements du commerce international, sont réunies. Des engagements que Bourita et son homologue britannique semblent avoir pris samedi.

    Reste à systématiser cette démarche et continuer d’être imaginatif pour être en mesure de négocier avec les blocs commerciaux importants. Une première voie consiste à tirer les enseignements des erreurs passées.

    Celles qui ont conduit à signer un peu trop vite et sans préparations beaucoup d’ALE et dont l’économie marocaine continue à ce jour de payer le prix fort. Une deuxième est de veiller à intégrer systématiquement le secteur privé dans les coulisses des différentes négociations commerciales. Après tout, il en est le principal utilisateur.

     

     

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