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L'Edito

Nucléaire

Par L'Economiste| Edition N°:2255 Le 14/04/2006 | Partager

Il est une leçon apparaissant dans l’affaire de l’Iran et qui est confirmée par le parallèle entre l’Iran et la Corée du Nord: quand un pays se fait menaçant sans en avoir les moyens, alors il risque fort d’être détruit, comme l’a été l’Irak. Mais quand ce pays a les moyens réels de sa nuisance, comme la Corée du Nord, alors on négocie avec lui.C’est totalement cynique, mais c’est la réalité internationale d’aujourd’hui. En effet, si l’on met de côté les fanfaronnades guerrières des dirigeants iraniens, Téhéran cherche à accéder à l’énergie nucléaire civile… pour le moment. De ce fait, il remet en cause la règle économique en cours d’installation.Le pétrole court inéluctablement à sa fin et le nucléaire est aujourd’hui le seul à offrir des opportunités à des puissances moyennes. La maîtrise de ces technologies ouvre des possibilités économiques importantes, puisque le coût de l’énergie peut devenir très bas. Si l’on accepte l’idée que l’énergie nucléaire doit demeurer l’apanage d’un club fermé, cela signifie que ce club contrôlera totalement l’économie de demain. Par exemple, un pays comme le Maroc, après avoir été plombé par le pétrole, restera dominé par d’autres producteurs d’électricité, si la porte du nucléaire civil lui est fermée, au prétexte qu’il a un conflit avec un voisin, qu’il est musulman, que les différences sociales sont trop fortes… Mille raisons peuvent être invoquées pour interdire à un pays l’accès au nucléaire civil.Si la bonne foi existe, et si les uns et les autres sont véritablement soucieux du devenir de l’humanité, il faudrait arrêter de faire l’amalgame et que des règles strictes soient posées, distinguant entre le nucléaire source d’énergie et le nucléaire à usage militaire. Les règles actuelles sont loin de permettre cette distinction. Elles contribuent à laisser planer la confusion, laquelle est favorable aux dominants du moment, à commencer par les Etats-Unis.Abdelmounaïm DILAMI

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