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L'Edito

Evaluer

Par L'Economiste| Edition N°:1915 Le 13/12/2004 | Partager

C’est connu, l’évaluation et son corollaire la rémunération au mérite induisent des effets sur les performances individuelles. Les entreprises peuvent difficilement s’abstenir de se soumettre à cet exercice. Si elles ne le font pas, la sanction du marché sera immédiate. Peut-on en dire autant des politiques publiques? Au moment où on parle de crise de gouvernance, il serait pourtant salutaire de faire le point sur le déficit qui existe en la matière. Combien de ministères se soumettent à l’exercice de l’audit d’efficacité ou de mesure des résultats? combien d’élus de parlementaires ont apprivoisé le jargon de reengineering de process?Et pourtant, voilà des pistes pour restaurer la légitimité du débat démocratique et rétablir la confiance. Dans le privé, lorsqu’un cadre ne donne pas satisfaction, il doit en rendre compte immédiatement. La devise ne s’applique pas toujours aux hommes politiques, au grand dam de leurs électeurs qui doivent les subir jusqu’à la fin de leur mandat, y compris en cas d’échec. Certes, dans le public, la tendance est de considérer que les critères d’évaluation sont difficiles à établir, que le produit ou la valeur ajoutée sont moins faciles à cerner et par conséquent, la performance à quantifier. Sur le papier, les procédures existent. Leur mise en pratique suppose néanmoins qu’elle soit adoptée à tous les niveaux de décision et il est souvent plus tentant de vérifier les procédures d’évaluation internes que d’évaluer l’efficacité des résultats. Certains départements s’en abstiennent aussi parce que cela est plus risqué politiquement ou socialement! Le plus difficile pour les évalués, c’est d’accepter d’être jaugés par les autres et de jouer à fond la transparence. Il faut le reconnaître, ce n’est pas la qualité première de nos gouvernants.Mohamed BENABID

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