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L'Edito

Empoisonnement

Par L'Economiste| Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

Enfin, on va s’occuper de décharges sauvages! Les communes vont se voir contraintes par la loi, à avoir une politique d’environnement, à la place du “je m’en-foutisme” actuel. Il était temps car la situation est plutôt gravissime. Saviez-vous que la plus grande décharge publique du pays -le site de Médiouna à Casablanca- est livrée à elle-même, sans aucun contrôle? Cet endroit est tout sauf une décharge. Et encore, il paraît que le site est squatté par la ville, car le terrain est réclamé depuis des années par son propriétaire.Par des substances qu’il dégage et la pollution qui va avec, il est même un véritable facteur d’empoisonnement collectif. Le site de Médiouna lâche dans la nature un gaz aussi dangereux que le méthane (20 fois plus nocif que le dioxyde de carbone) et peut-être en creusant un peu plus, de la radioactivité. Le tout, sans que cela n’ébranle personne. Avec la pollution automobile et industrielle, les décharges sauvages forment un foyer d’alimentation pour les maladies respiratoires pour ne citer que celles-ci. Demandez ce qu’endurent les mamans qui ont des enfants en bas âge à Casablanca.La métropole n’est pas un cas isolé. Grandes ou petites, toutes les régions du pays sont logées à la même enseigne. Ce qui tient lieu de décharge publique est en fait un endroit où convergent tout type de déchets, des ordures ménagères aux déchets hospitaliers, en passant par les vieilles batteries et les ordinateurs à l’abandon. Pour l’instant, la maîtrise des décharges publiques, cruciale pour la santé publique, alimente plus les thèmes de colloques et de séminaires qu’une politique en bonne et due forme. Pour les collectivités locales, l’alibi de ne rien faire s’appelle financement. Et sans doute aussi négligence. Abashi SHAMAMBA

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