L'Edito

Réformes

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5125 Le 12/10/2017 | Partager
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La fiscalité est l’un des rares domaines où les effets de réformes sont immédiats. C’est aussi l’un des sujets sur lesquels le gouvernement peut se réconcilier rapidement avec des secteurs de production qui attendent un peu plus que des créations de commissions ou un empilement de réunions. Dire que le Maroc a besoin de simplifier sa fiscalité est un doux euphémisme.

Pour y arriver, deux leviers ne peuvent pas être contournés. Le premier est de corriger une asymétrie des rapports. Les politiques fiscales relèvent en effet beaucoup plus de l’ingénierie administrative et technocratique que des pressions populaires. Elles obéissent du coup plus à une logique budgétaire qu’à celle des graals introuvables de la compétitivité économique ou de l’équité vis-à-vis des contribuables. Le fait que le Parlement ne joue que faiblement son rôle de gatekeeper démocratique ne contribue pas à corriger ce déséquilibre.

Le deuxième est de corriger les aberrations des exonérations fiscales. Un véritable labyrinthe d’échappatoire pour un résultat économique discutable. On le sait la TVA, l’un des impôts qui concentre les plus fortes attentes, donne de meilleurs rendements lorsqu’elle intègre toute la chaîne de production. Idéalement, aucune niche fiscale ne devrait échapper à l’analyse de son rendement. Y compris celles qui peuvent se prévaloir d’une immunité sociale. Le contribuable a bien compris qu’aucune mesure n’est indolore du point de vue économique. C’est un atout indéniable pour les réformes.

 

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