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MOHAMMED VI : L'AFRIQUE

La valeur d’un Royaume EN moins de dix ans, le contexte a profondément changé. D’une part, le continent africain est passé au milieu du paysage marocain. D’autre part, le Maroc se pose de mieux en mieux sur le radar africain. Bien sûr, il ne faut pas surévaluer les opportunités. L’Afrique décolle vite, certes, mais elle part de très bas: si les taux sont forts, les valeurs absolues restent modestes, pas assez massives pour nourrir toutes les ambitions du Royaume. Pourtant, pas question de passer à côté. Il faut quand même investir et s’investir, pour faire partie du voyage, car il en vaut la peine. On le voit tous les jours avec les résultats des entreprises qui ont investi. Et on voit aussi le résultat, ici, avec d’autres investissements qui s’installent au Maroc pour s’associer à la plateforme africaine que le Royaume porte. Les Marocains ne sont pas les seuls à avoir repéré ce phénomène africain. Le Nigéria, le Kenya sont sur la même visée. Ce n’est pas tout. Outre les présences historiques, les promoteurs de chez nous rencontrent maintenant des Coréens, des Chinois, des Pakistanais et des Indiens, prêts à se battre durement pour un contrat très moyen, avec des prix de revient bien ajustés. Et souvent une meilleure offre en matière de ressources humaines. Il faut souligner cette évolution, qui va aussi vite que les taux de croissance. La compétition n’est plus seulement financière. Elle ne se joue plus uniquement sur les apports techniques. Elle devient humaine, donc à facettes multiples. Non seulement il faut une technicité de niveau international, mais il faut aussi savoir s’organiser, savoir mobiliser des compétences sociologiques, managériales, culturelles… Avec par-dessus le marché, des sensibilités religieuses et des savoir-faire politiques. Et ce n’est pas encore suffisant. Vu du Maroc, on mesure mal ce que peut valoir une volonté politique autour d’un Roi. Et aussi ce que peut valoir un Royaume qui fonctionne. La différence saute aux yeux, quand le hasard place des Marocains à côté de Sud-Africains, qui se sentent chez eux sur tout le continent. Ces derniers n’ont plus le leader qu’il faut pour incarner une vision, donc produire des actions. Une autre différence saute aux yeux quand ce même hasard place des Tunisiens avec nos Marocains. Il vient aux premiers une tristesse admirative: «Nous aussi, on aurait pu, si on avait eu un pays qui marche», avec une compagnie aérienne, des banques, des Affaires étrangères, une armée… Les Marocains de l’intérieur auront du mal à en croire leurs yeux, pourtant c’est vrai: les Marocains de l’extérieur ont la réputation d’être de gros travailleurs, respectueux de leur parole et bien organisés. Mais attention, le moindre triomphalisme, le moindre soupçon de domination sera sanctionné d’éviction. Le continent en a bien trop souffert pour en supporter encore, même et y compris sous forme de peccadille. Dans leur mémoire, les Marocains aussi ont ces mêmes vexations. Cela devrait les rendre sages. Nadia SALAH

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