Régions

Casablanca: L’autoroute urbaine élargie en 2014

Par L'Economiste | Edition N°:3810 Le 21/06/2012 | Partager
Les travaux de la triple voie confiés à l’espagnol Copisa
Coût du projet: 485 millions de DH

L’élargissement de l’autoroute urbaine de Casablanca passe enfin au concret. Après plusieurs années de stand-by, ce tronçon autoroutier, construit à la fin des années 70 entre Casablanca et Rabat, constitue aujourd’hui une grande priorité pour le Conseil de la ville.
Faisant partie de ses attributions (et non pas du ministère de l’Equipement, comme pour le reste de l’autoroute), cette route, quasi intégrée dans la ville, sera élargie à 2x3 voies au lieu de 2x2 voies actuellement. Elle restera, toutefois, opérationnelle et connaîtra une nouvelle signalisation, notamment des déviations (voir encadré). Lancés en début de semaine, «les travaux démarrent au niveau du nœud A à partir de l’échangeur limitrophe au siège de l’OCP et continueront, par tronçons, jusqu’à Aïn Harrouda sur une longueur de 20,5 km», indique Mohamed Sajid, président du Conseil de la ville de Casablanca, lors d’une conférence de presse organisée, hier mercredi, par Copisa, la société en charge des travaux de construction. Suite à un appel d’offres ouvert, cette entreprise espagnole, spécialisée dans le génie civile, a remporté le marché relatif à la réalisation du chantier sur une durée de 28 mois. Le coût du projet s’élève à 485 millions de DH accordés par le Fonds d’équipement communal (FEC). Les travaux de construction devraient nécessiter 450 millions de DH. Le reste est alloué au suivi (25 millions de DH) et au contrôle de la qualité (10 millions de DH). Le projet est piloté par des ingénieurs de la commune urbaine appuyés par des missions d’assistance technique (Global Sud - Idafa) et de contrôle de la qualité (LPEE).
L’élargissement de cette autoroute urbaine dont le trafic dépasse parfois les 120.000 voitures par jour devrait décongestionner et fluidifier la mobilité des biens et des services. Cet axe représente un taux élevé d’embouteillages, de nuisances sonores et d’accidents impliquant souvent des piétons. Le projet consiste aussi à renforcer les voies existantes de la section courante, mettre aux normes les échangeurs et les bretelles, renouveler les réseaux d’assainissement et d’éclairage public et moderniser la signalisation routière. Concernant le déroulement des travaux, chaque tronçon sera équipé d’un dispositif de sécurité, comprenant une signalisation horizontale et verticale et des barrières de séparation pour canaliser et limiter la vitesse des véhicules.

L’autoroute gratuite?

Pour minimiser les gênes occasionnées par les travaux d’élargissement de l’autoroute urbaine de Casablanca, le Conseil de la ville et la société Copisa ont prévu des points de déviation. Durant les travaux, les automobilistes pourront emprunter la rocade A5 (ou autoroute A5) qui contourne la ville via six voies de déviation étudiées en concertation avec les autorités compétentes. Il s’agit de la RN 11 Marrakech par Bouskoura, le boulevard Mohammed VI, le boulevard 10 mars (marché de gros), le boulevard Okba Bnou Nafii, Aïn Sebaâ et Aïn Harrouda. Ces points permettront l’accès à la périphérique payante A5 (longue de 33,5 km) construite entre 2003 et 2004 et gérée aujourd’hui par la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM). Aujourd’hui, le Conseil de la ville est en négociation avec ADM et le ministère de l’Equipement pour offrir, pendant la durée des travaux, la gratuité de cette autoroute de contournement de Casablanca.

Bouchra SABIB

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