Economie

Crise américaine: Les pays du G20 déterminés à agir

Par | Edition N°:3591 Le 09/08/2011 | Partager
Tentative de calmer les marchés qui partent en vrille
Volatilité des devises: la grande inquiétude

François Baroin, le ministre de l’Économie de la France, pays assurant la présidence tournante du G7, et son homologue allemand Wolfgang Schäuble se veulent rassurants après la dégradation de la note des États-Unis.

Un vent irrationnel souffle sur les marchés de New York, Sydney, en passant par Londres, Tokyo ou Shanghai. Craignant des répercussions catastrophiques de la dégradation de la note de la dette américaine, le jeu de domino tant redouté par les gouvernements a commencé. Les ministres des finances du G20 se sont réunis d’urgence hier pour calmer la tempête qui s’annonce houleuse si les économies de la plupart des places financières du monde ne passent pas rapidement au vert. Le spectre d’un krach n’est pas loin.
L’Asie a réagi en première dès dimanche soir dans un communiqué diffusé par le G7 (États-Unis, Grande-Bretagne, Canada, France, Allemagne, Japon, Italie) face au regain des tensions sur ses marchés. Le G20 lui a emboité le pas, lâchant à peu près le même communiqué qui affirme l’engagement des Etats à prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la stabilité financière et la croissance. Les ministres et les gouverneurs des banques centrales promettent de «réagir pour apaiser les tensions créées par les défis récents auxquels nous sommes confrontés s’agissant de nos déficits budgétaires, notre dette et notre croissance, et nous saluons les actions décisives prises aux Etats-Unis et en Europe». Les pays industrialisés se disent «déterminés à agir de manière coordonnée chaque fois que cela est nécessaire, à assurer la liquidité et à soutenir le bon fonctionnement des marchés, la stabilité financière et la croissance économique». Ces bonnes intentions seront-elles suffisantes? Peu ou prou, non. Car l’accord européen du 21 juillet sur le sauvetage de l’économie grecque et de la zone euro n’est pas encore mis en place. Concrètement, l’argent promis par l’Allemagne et les autres Etats membres de l’Europe n’a pas encore été déboursé. Le communiqué du G7 rassure dans ce sens: les ministres des Finances et les gouverneurs des banques mondiales sont maintenant «concentrés sur la mise en œuvre rapide et complète des décisions prises» par l’accord européen.
Selon le G7, « aucun changement dans les fondamentaux ne justifie les tensions financières subies récemment par l’Italie et l’Espagne», des marchés attaqués par les spéculateurs qui ont placé les deux pays dans leur collimateur. Quelques instants avant la publication du communiqué officiel du G7, le ministre japonais des Finances Yoshihiko Noda a indiqué que ses membres s’étaient entendus pour coopérer afin d’éviter les mouvements excessifs sur le marché des changes. «Une volatilité excessive et des mouvements désordonnés des taux de change ont des implications négatives pour la stabilité économique et financière», souligne le communiqué du G7, qui promet également des consultations étroites sur les actions sur les marchés des changes et des devises.

Karim SERRAJ

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