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Economie

Sécurité routière
Radars et brigades mobiles en force

Par | Edition N°:3591 Le 09/08/2011 | Partager
Villes, rase campagne et réseaux routiers concernés
Contrôle intégré et inopiné dans les gares routières

En ce qui concerne la circulation urbaine, le contrôle sera surtout assuré par les brigades mobiles, vu l’efficacité dont elles ont fait preuve. Ce contrôle cible par ailleurs la signalisation, le respect de la priorité, le port de casque, le port de la ceinture de sécurité, l’usage du téléphone et le transport des enfants de moins de 10 ans sur le siège avant

L’ONDE de choc a été provoquée par le tragique accident survenu le 21 juillet à Tinghir. Bilan, 17 morts et 39 blessés dont 12 grièvement. Du coup, une réunion au plus haut niveau des divers intervenants a été tenue le 27 du même mois au siège du ministère de l’Intérieur. Au menu, «les voies et moyens pour renforcer les actions prévues dans le cadre du code de la route, mais aussi la mise en œuvre de nouvelles dispositions pour une lutte plus efficace contre l’insécurité routière», selon le communiqué publié vendredi dernier par le département de l’Equipement et du transport. Et pour cause! Les chiffres de l’Observatoire de la sécurité routière sont on ne peut plus alarmants depuis le début de la saison estivale. A lui seul, le mois de juin dernier a enregistré le triste palmarès de 285 accidents mortels en hausse de 14,34% par rapport à la même période de 2010. Ce qui a occasionné la mort de 320 personnes. Chiffre également en augmentation de plus de 10% en comparaison avec juin de l’année dernière. Au total, le nombre d’accidents s’est accru de 3,13% à 5.934, celui des blessés graves a bondi de 6,2 % pour atteindre 1.010 tandis que 7.586 blessés légers ont été enregistrés. Ces statistiques, même limitées à un seul mois qui coïncide de surcroît avec le début des vacances et la rentrée des MRE, confirment la nécessité pour les responsables de contrôle de redoubler de vigilance.
D’où d’ailleurs les décisions prises par les ministres et sécuritaires en charge du dossier. Selon un communiqué de la Commission centrale de suivi des actions de contrôle et de l’application des sanctions, «il s’agit de nouvelles mesures pour renforcer la lutte contre l’insécurité routière».
Ces dispositions concernent les contrôles d’excès de vitesse et du respect des règles de la circulation en milieu urbain et rural. S’ajoute aussi le contrôle des temps de conduite et de repos pour les camions et les autocars.
Pour lutter contre l’excès de vitesse, facteur aggravant en cas d’accident, le nombre de sorties des brigades équipées de radars mobiles sera augmenté. A cet effet, le Maroc dispose pour le moment de 350 portables et 140 fixes. Ces chiffres seront portés respectivement à 700 et à 1.000 unités d’ici fin août. En ce qui concerne la circulation urbaine, le contrôle sera surtout assuré par les brigades mobiles, vu l’efficacité dont elles ont fait preuve. «Ces dernières peuvent, en effet, appréhender les contrevenants n’importe où et à n’importe quel moment», indique la Commission. Ce contrôle cible, par ailleurs, la signalisation, le respect de la priorité, le port de casque, le port de la ceinture de sécurité, l’usage du téléphone et le transport des enfants de moins de 10 ans sur le siège avant. S’agissant du contrôle des temps de conduite et de repos pour les camionneurs et les chauffeurs des autocars, l’accent sera mis sur l’application des mesures au chrono-tachygraphe, son fonctionnement et son utilisation par le conducteur professionnel. Pour rappel, le code de la route a prévu des sanctions dissuasives (1.200 à 3.000 DH et 1 à 3 mois de suspension du permis de conduire) à l’encontre des conducteurs qui ne respectent pas le temps imparti au repos. Parallèlement, une procédure de contrôle de l’état mécanique et de confort des véhicules ainsi que des conditions de santé des conducteurs sera introduite au niveau des gares routières. Ce contrôle sera mené de manière inopinée par des brigades mixtes regroupant les agents du ministère du Transport, de la Gendarmerie et de la Sûreté nationale.
Toutes les actions de contrôle feront l’objet de campagnes de communication en particulier en ce qui concerne l’utilisation des radars mobiles. Un plan d’action de sensibilisation ciblant tous les usagers de la route mais aussi les agents verbalisateurs est en cours de finalisation.

Une première, des stages d’éducation

DEPUIS l’entrée en vigueur du code de la route en octobre 2010, quelque 75 conducteurs ont été condamnés à suivre le stage de sensibilisation et d’éducation à la sécurité routière. Une première au Maroc, ces derniers ont pu suivre leurs stages durant trois sessions organisées les 13 et 19 juillet et le 2 août à l’Institut national de formation dans les métiers du transport routier de Casablanca. Ceci, en application des dispositions de la loi 52.05 qui stipule «que les personnes impliquées dans un accident de circulation ayant provoqué des morts ou des blessures involontaires sont condamnés par les tribunaux à suivre obligatoirement une session d’éducation à la sécurité routière».

A. G.

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