Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5405 Le 05/12/2018 | Partager

■ Compromis franco-allemand sur la taxe Gafa
Paris et Berlin sont parvenus à un compromis sur la taxe européenne sur l’économie numérique (voir aussi «Taxation des Gafa: Le compte à rebours a commencé»  dans notre édition N°5395 du 19/11/2018). Les deux pays présentent une version édulcorée de la proposition initiale de la Commission européenne, espérant ainsi convaincre leurs partenaires les plus réticents, comme l’Irlande. Les pays de l’UE sont invités à adopter ce projet de directive au plus tard en mars 2019 pour une entrée en vigueur en 2021 (si aucune solution au niveau international n’est trouvée d’ici là).
Cette directive expire de toute façon en 2025, selon la proposition franco-allemande. Elle prévoit une taxation du chiffre d’affaires (et non des bénéfices comme le veut l’usage) à 3%, comme c’était le cas dans la proposition mise sur la table par la Commission européenne le 22 mars 2018. En revanche, l’offre franco-allemande réduit l’assiette par rapport à ce qui était prévu dans le projet de Bruxelles. Elle propose de se concentrer uniquement sur la taxation de la vente de publicités en ligne, par conséquent essentiellement sur Google et Facebook.

■ Hausse des apports de financements climatiques
L’enjeu du financement est à l’ordre du jour de la 24e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP24) qui se tient du 3 au 14 décembre 2018 à Katowice, en Pologne (en présence du Maroc). Les financements climatiques publics mobilisés par les pays développés en faveur des pays en développement ont atteint au total 56,7 milliards de dollars en 2017 contre 48,5 milliards dollars en 2016, soit une hausse de 17%, d’après l’OCDE. Une nouvelle série de données portant sur la période 2013-2017 montre que ces financements ont augmenté de 44% depuis 2013, année où ils se chiffraient à 39,5 milliards de dollars. Hormis une légère baisse en 2015, la progression reste constante d’une année sur l’autre. Toutes les régions ont bénéficié d’un volume croissant de financements climatiques publics au cours de la période considérée. C’est l’Asie, suivie de l’Afrique et de l’Amérique latine, qui a reçu la plus grande part des apports bilatéraux et multilatéraux de fonds pour le climat, avec plus de 80% chaque année. Le chiffre de 2017 correspond à la trajectoire linéaire des prévisions de 2016 établies par l’OCDE selon lesquelles le financement climatique public, hors crédits à l’exportation, devrait atteindre 66,8 milliards de dollars en 2020.

■ Des «success stories» africaines
La croissance économique en Afrique s’accélère et elle est similaire à celle qu’ont connue les marchés asiatiques. C’est l’une des conclusions du nouvel ouvrage de McKinsey (https://www.McKinsey.com/) consacré à l’économie africaine. Les entreprises mondiales qui entrent tôt sur ces marchés avec des stratégies parfaitement ciblées pourraient, à l’instar des champions africains en plein essor, y bénéficier d’une croissance à deux chiffres de leurs revenus au cours des décennies à venir.  Dans «Africa’s Business Revolution: How to Succeed in the World’s Next Big Growth Market» (publié le 20 novembre 2018 par la Harvard Business Review Press), Acha Leke, Mutsa Chironga et Georges Desvaux exposent leurs analyses et leurs perspectives sur la croissance future de l’Afrique. Il existe une opportunité historique, dont le potentiel économique s’élève à 1.600 milliards de dollars, d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique et de répondre à la demande intérieure croissante, mais aussi de s’ouvrir davantage aux marchés d’exportation mondiaux. Le document passe en revue plusieurs exemples d’entreprises africaines qui ont su convertir des opportunités en valeur ajoutée durable.

 

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