Culture

Festival du film de Marrakech: Hommage à la star de la nouvelle vague

Par Joséphine ADAM | Edition N°:5404 Le 04/12/2018 | Partager
La réalisatrice française Agnès Varda reçoit l'Étoile d’or
Aux côtés de Scorsese et de ses enfants
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Hommage émouvant à Agnès Varda, aux côtés de ses enfants, Mathieu Demy et Rosalie Varda (à droite), de l’actrice Chiara Mastroianni et de Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes (Ph. Bziouat)

C’était presque une histoire de famille. Après un tapis rouge traversé aux côtés de Martin Scorsese, la réalisatrice française Agnès Varda a reçu l’hommage du Festival international du film de Marrakech (FIFM), qui avait, la veille, honoré Robert De Niro. Ce sont ses enfants, Mathieu Demy et Rosalie Varda, qui lui ont remis l'Étoile d’or sur la scène du Palais des congrès, devant un parterre d’invités et d’artistes.

Tout comme l’acteur américain avant elle, Varda a reçu une pluie d’applaudissements et une émouvante standing ovation. Bien sûr, l’artiste photographe JR, avec qui elle a co-réalisé le film “Visages, Villages”, était à ses côtés. Elle, du haut de ses 80 ans, l’une des rares femmes à faire partie de l’histoire de la nouvelle vague française, et lui qui à 35 ans est déjà connu comme le loup blanc pour ses  collages photographiques qu’il expose librement sur les murs du monde entier.

Leur complicité crève l’écran. D’ailleurs, ne reprend-elle pas sa caméra 10 ans après son précédent film pour parcourir avec lui la campagne française et ses habitants pour leur film? Cet hommage du FIFM est «l’occasion de dire ce que nous lui devons, combien nous l’admirons, combien nous l’aimons, et combien nous la remercions», exprime Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes et directeur de l’Institut Lumière de Lyon.

Et pourtant, la réalisatrice de «Sans toit ni loi» confiait se sentir «très petite à côté de certains artistes qui sont présents, des talents énormes, je les admire et je les aime». Varda n’a eu de cesse de remercier pour ce moment hommage, prévenant au passage que «nous savons que nous sommes des privilégiés car le monde est en péril». Toute son oeuvre tourne autour de la simplicité au sens large et de la complexité de la vie quotidienne.

Une réalisatrice unique qui a inspiré d’autres femmes comme Chiara Mastroianni, elle aussi présente pour l’occasion. En effet, elle s’impose dans ce métier d’hommes en tournant, avec peu de moyens, son premier long métrage en 1954, «La pointe courte». Depuis, sa filmographie est devenue une référence et les nominations et récompenses n’ont jamais cessé de pleuvoir.

Après avoir reçu l’année dernière un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, c’est aujourd’hui à Marrakech que cette grande dame du 7e art a fait escale. La «patronne» comme on l’appelle dans le cinéma.

J.A.

                                                                                    

Un grand cru en images

Si De Niro et Scorsese sont les «poids lourds» de cette 17e édition du Festival international du film de Marrakech, d’autres stars renommées sont aussi de la partie.

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Les membres du jury, présidé par le réalisateur et producteur américain James Gray, au grand complet. On y reconnaît également la jeune actrice américaine, Dakota Johnson, fille de Melanie Griffith et Don Johnson (Ph. Bziouat)

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Chiara Mastroianni a assisté à plusieurs hommages et conversations lors de ce festival. Elle était notamment sur la scène pour l’hommage rendu à Varda (Ph. Bziouat)

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 Laurence Fishburne vient pour la 2e fois au festival. Son dernier film, Ant-Man et la Guêpe, sera projeté jeudi prochain sur la place Jemaa El Fna (Ph. Bziouat)

 

 

 

 

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