International

La réponse de Macron à la colère des «gilets jaunes»

Par L'Economiste | Edition N°:5399 Le 27/11/2018 | Partager
Le président français propose un pacte social
Grogne contre la hausse des taxes et le pouvoir d’achat

Lors du conseil des ministres tenu lundi 26 novembre 2018, le président français Emmanuel Macron a dénoncé les nombreuses «scènes de guerre» qui ont eu lieu le week-end dernier lors des manifestations des gilets jaunes. Vingt-huit gardes à vue ont été prolongées et 47 personnes déjà présentées à la justice sur les 103 interpellées après les violences. Elles sont toutes renvoyées devant le tribunal pour de nombreux motifs.

En attendant, le mouvement de protestation contre notamment la hausse des taxes sur les carburants et le manque de pouvoir d’achat se poursuit. Certains gilets jaunes envisagent déjà un acte III le 1er décembre. Ils ont d’ailleurs créé une délégation officielle et publient leurs revendications.

«Le mouvement révèle des fractures sociales et le gouvernement doit y apporter des réponses concrètes, avec davantage de services publics dans les territoires et d’aide au pouvoir d’achat», a indiqué le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Interrogée à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré être ouvert au dialogue tout en posant des limites.

Après plus d’une semaine de fronde des gilets jaunes, l’exécutif assure vouloir garder le cap de la transition écologique. Mais avec un pacte social d’accompagnement dont certaines mesures devaient être détaillées en conseil des ministres, et que Macron doit expliquer ce mardi 27 novembre.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé qu’elle irait mercredi prochain à la rencontre des gilets jaunes à La Réunion, qui a connu des violences la semaine dernière et où le nombre de barrages est reparti à la hausse lundi. Elle doit y faire des annonces notamment sur le coût de la vie.

Pour réduire la pollution, certaines mesures d’accompagnement ont déjà été annoncées par le gouvernement, comme l’élargissement du chèque énergie pour aider les ménages modestes ou encore la super prime à la conversion.

Hier lundi, d’autres dispositifs visant à favoriser les transports moins polluants devaient être détaillés par la ministre des Transports Élisabeth Borne à l’occasion de sa présentation de son projet de loi d’orientation pour la mobilité.

Le gouvernement a préféré exclure les péages urbains du projet de loi, faute de villes candidates et pour ne pas «accentuer les fractures entre territoires», a tenu à préciser le ministère. Macron compte aussi s’appuyer sur la création d’un Haut Conseil pour le climat, composé de 13 experts et scientifiques, qu’il installera officiellement ce mardi.

F. Z. T. avec agences

 

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