Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5392 Le 14/11/2018 | Partager

■ La réforme du contrôle des investissements étrangers
L’UE devrait s’entendre d’ici la fin de l’année sur un cadre européen pour le contrôle des investissements étrangers. L’objectif est de répondre à l’inquiétude de plusieurs grands Etats membres face aux acquisitions, principalement chinoises. Les Européens aimeraient également que la Commission européenne publie chaque année un rapport faisant un état des lieux des investissements directs étrangers en Europe.

■ Nouveau cycle de négociations UE/Mercosur
Les négociateurs de l’UE et du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) se retrouveront cette semaine à Bruxelles pour un nouveau cycle de discussions sur l’accord commercial sur lequel ils travaillent depuis 20 ans. Ces discussions ont patiné ces derniers mois, en particulier à cause de divergences entre l’UE et le Brésil. Les interrogations européennes se sont intensifiées avec l’élection fin octobre à la présidence brésilienne du populiste d’extrême droite Jair Bolsonaro, dont les intentions semblent contradictoires en ce qui concerne l’accord avec l’UE.

■ Développement durable: Gros besoin en financement…
Le financement extérieur à destination des pays pauvres est en baisse. Et ce, en dépit de l’engagement souscrit il y a trois ans par la communauté internationale d’accroître les apports financiers à l’appui du développement, notamment sous la forme d’investissements privés, indique l’OCDE. Selon les perspectives mondiales du financement du développement durable 2019, le financement extérieur global a chuté de 12% sur la période 2013-2016, un recul qui jette de sérieux doutes sur la capacité de la communauté internationale à atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Il ressort de la publication que l’investissement direct étranger à destination des pays en développement a chuté de 30% sur la période 2016-2017 et le financement de projets a baissé de 30% au premier trimestre de 2018. L’aide publique au développement (APD) des économies avancées est stable mais reste inférieure aux objectifs, tandis que d’autres apports tels que les envois de fonds et la finance philanthropique, bien qu’en augmentation, demeurent comparativement modestes.

■... Des efforts pour mobiliser des ressources intérieures
Le rapport de l’OCDE appelle à intensifier les efforts pour la mobilisation des ressources intérieures, qui sont au moins aussi importantes que les apports extérieurs pour le développement durable. Par exemple, les recettes fiscales sont de loin la ressource financière la plus importante pour les pays pauvres. Pourtant, dans les pays à faible revenu et les pays les moins avancés, les recettes fiscales s’établissent en moyenne à tout juste 14% du PIB, soit moins de la moitié de ce qu’elles représentent dans les pays de l’OCDE (34%) et moins que les 15% qui constituent le seuil minimum recommandé pour un bon fonctionnement de l’Etat. Autre exemple, les coûts de transaction relatifs aux envois de fonds des émigrés à leur famille dans les pays en développement peuvent atteindre pas moins de 14 à 20 %. Selon l’étude, un abaissement des coûts de transfert de seulement 1% augmenterait de 30 milliards de dollars la valeur du total des envois de fonds des émigrés (qui s’établissaient à 466 milliards dollars en 2017) – soit l’équivalent d’un quart du total des apports de l’APD.

■ Nouveau coup dur pour la conférence sur la Libye

La conférence de Palerme sur la Libye (prévue le 12 novembre 2018) a subi un nouveau coup dur. Le vice-président turc Fuat Oktay a préféré claquer la porte de cette rencontre, après avoir été tenu à l'écart d'une réunion informelle des principaux acteurs de la crise libyenne. Cette décision s'ajoute au mauvais départ de cette conférence qui s'est ouverte lundi soir, boycottée par le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye. Ce dernier s'est bien rendu en Sicile, mais en précisant qu'il était hors de question qu'il participe à cette conférence. Il a toutefois accepté de rencontrer plusieurs acteurs nationaux et internationaux en Libye, lors d'une réunion informelle tenue mardi dans la matinée. Une dizaine de chefs d'Etat et de gouvernement ont participé à cette conférence, à laquelle ont été conviés une trentaine de pays dont le Maroc.
Le gouvernement italien entendait faire de ce rendez-vous de Palerme, qui fait suite à la conférence de Paris sur la Libye en mai dernier, l'occasion pour la communauté internationale de resserrer les rangs derrière les Nations unies dont la feuille de route a été présentée récemment à New York par l'émissaire de l'Onu pour la Libye, Ghassan Salamé.

 

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