International

Après les élections de mi-mandat, Trump se met au travail

Par L'Economiste | Edition N°:5388 Le 08/11/2018 | Partager
Les démocrates reprennent la Chambre
Le président américain satisfait de garder le Sénat

Le président américain Donald Trump s'est félicité que son parti ait conservé et même renforcé sa majorité au Sénat, suite aux élections de mi-mandat (mardi 6 novembre 2018). Une «grande victoire» selon le dirigeant, malgré la reconquête de la Chambre des représentants par les démocrates.

A l’heure où nous mettions sous presse, tous les résultats n'étaient pas encore connus, mais les démocrates devraient remporter 27 sièges supplémentaires à la chambre basse du Congrès (il leur en fallait 23 pour en reprendre le contrôle, perdu en 2010). De leur côté, les républicains ont renforcé leur courte majorité au Sénat d'au moins deux sièges, selon les médias américains.

Les Américains ont ainsi élu un 116e Congrès divisé, qui promet deux dernières années de mandat mouvementées au 45e président des Etats-Unis. La perte de la Chambre, en dépit d'excellents indicateurs économiques, reste un revers pour Trump.

Les démocrates ont promis d'employer leur nouvelle majorité à la chambre basse, à partir de janvier 2019, pour servir de contre-pouvoir. Mais ils ont aussi semblé tendre la main à l'autre camp. Leur chef à la Chambre, Nancy Pelosi, a promis d'oeuvrer pour trouver des solutions qui rassemblent les américains.

En prenant le contrôle de la chambre basse, les démocrates s'offrent la possibilité de lancer une procédure de destitution contre le président américain. L'état major démocrate a laissé entendre qu'il était réticent à déclencher cette option explosive, probablement vouée à l'échec dans un Sénat républicain qui aurait le dernier mot.

L'opposition aura aussi les mains libres pour lancer des enquêtes parlementaires à tout-va, notamment sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et Moscou. Mais en conservant le contrôle du Sénat, les républicains gardent notamment la main sur les confirmations des nominations présidentielles à la Cour suprême. Les deux chambres devront s'accorder sur le budget, ce qui promet d'âpres batailles.

En dépit d’un taux de chômage en dessous des 3%, d’un taux de croissance de 4,5% environ et de la création de pas moins de 4 millions d’emplois, le Président Trump a jugé bon de ne pas trop s’en prévaloir durant la campagne électorale. Il a préféré axer sa stratégie sur la lutte contre l’immigration clandestine et l’abrogation du droit du sol. Cette campagne a aussi été marquée par un grand élan d'enthousiasme. Jamais autant de femmes, ni de femmes issues de minorités, n'ont été élues au Congrès (surtout du côté démocrate).

La démocrate du Kansas Sharice Davids, avocate férue d'arts martiaux, est devenue la première Amérindienne élue au Congrès en l'emportant sur des terres conservatrices. Ilhan Omar et Rashida Tlaib, respectivement du Minnesota et du Michigan, sont devenues les deux premières femmes de confession musulmane élues à la Chambre des représentants. Le sénateur sortant Ted Cruz, auquel Donald Trump était venu prêter main forte, a été réélu à l'issue d'une course très serrée.

Le Maroc observateur

Une délégation de la Chambre des conseillers a participé à l'opération d'observation des élections de mi-mandat. La délégation marocaine fait partie de 100 parlementaires représentant les pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le Maroc constitue un partenaire stratégique pour ces pays notamment dans la lutte contre les défis sécuritaires et les flux d'immigration clandestine en provenance du sud de la Méditerranée.

F. Z. T. avec agences

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