Régions

Tourisme: Les atouts du Sahara

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5388 Le 08/11/2018 | Partager
Sports nautiques pour Dakhla
Laâyoune se positionne sur le créneau des «Arts sahariens»
Des partenariats en cours de discussion avec les régions

Après les efforts des pouvoirs publics pour doter les provinces du Sud en infrastructures de base et du modèle de développement, doté de 71 milliards de DH, un autre stade est franchi. En effet, le ministère du Tourisme, conscient de l’essor des sports nautiques à Dakhla, a conçu un programme pour le développement du tourisme dans les provinces du Sud.

■ La région Dakhla-Oued Eddhab:

Elle offre deux activités dont l’une est axée sur l’éco-tourisme au niveau de la lagune intérieure de Dakhla. L’autre se concentre sur la pratique des sports nautiques sur les plages extérieures atlantiques. Cela se traduit par une offre structurée sur la valorisation du tourisme sportif, avec le kitesurf, favorisé par les conditions climatiques de la lagune.
Pour l’heure, la capacité hôtelière  disponible est de près de 1.250 lits dont 600 ont été développés entre 2011 et 2017. Plusieurs hôtels proposent des activités sportives de niche. Des études ont été menées en vue de valoriser les atouts des provinces de Dakhla et Aousserd, dans le cadre d’un écosystème de la «Baie des aventures» autour d’un circuit touristique, composé de 12 étapes de Dakhla à Aousserd. L’idée est de mettre en réseau des sites à travers un plan d’action arrêté par le ministère de tutelle, avec les partenaires locaux. Le financement est arrêté. Différents partenaires dont les provinces de Dakhla et d’Aousserd ont mis la main à la poche. La réalisation de ce programme nécessite un investissement public de 89 millions de DH.
La mise en œuvre de ce programme est conduite par la région, dans le cadre d’un partenariat signé entre des ministères et les collectivités territoriales concernées. La Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), en plus d’une contribution financière de 12,5 millions de DH, apporte l’assistance technique. Par ailleurs, pour attirer des projets privés, des conventions de partenariat sont en cours de discussion avec les régions. L’objectif est de mettre en place un cadre et des mécanismes incitatifs pour attirer les investisseurs privés dans ces provinces.

■ La région de Laâyoune-Sakia El Hamra:
Le littoral de cette région, qui se distingue par une grande diversité des paysages, s’étale sur 500 km. Le challenge des responsables est de promouvoir ces plages et les espaces naturels vierges de l’arrière-pays. Pour le ministère de tutelle, le développement touristique passe par l’augmentation de la capacité litière, aujourd’hui estimée à plus de 2.400 lits avec un niveau  d’activité faible malgré le potentiel. C’est pour cela qu’il faut investir dans la valorisation des sites balnéaires clés et le renforcement de la touche culturelle. Le but est de préparer à l’émergence d’un nouveau pôle balnéaire au niveau de cette région. En effet,  4 écosystèmes touristiques thématiques ont été identifiés, correspondant à des circuits touristiques intégrés. Il s’agit des «Arts sahariens» dans la province de Laâyoune, les «Dunes et désert» dans la province de Tarfaya, «Au Paradis des pêcheurs» à Boujdour et «Désert, warm et horizons» dans la province de Es-Smara. Le financement de ce programme prévoit un investissement global de l’ordre de 116 millions de DH. Les 4 provinces interviennent chacune à hauteur de 22 millions de DH, à part Es-Smara qui met le double.

■ Région Guelmim Oued Noun:
Cette région dispose d’une géographie riche et diverse comme les oasis, la montagne, les grottes, les gravures rupestres et une grande façade maritime qui lui confère un potentiel de destination balnéaire de premier choix. Son handicap réside dans une faible capacité litière estimée à 2.500 lits dont l’essentiel est localisé à Sidi Ifni et à Guelmim. D’autant que cette région aurait pu bénéficier de l’émergence de stations balnéaires de taille critique, notamment à Oued Chbika et Plage blanche, qui n’ont pas encore vu le jour, conformément à la Vision 2020. Mais un schéma pour développer le balnéaire dans la région a été réalisé. Il prévoit la relance de la station Oued Chbika, en négociation avec les investisseurs, et des efforts de placement de la station Plage blanche (dont une étude spécifique est en cours). A cela s’ajoutent des perspectives de développement d’un nouveau site au niveau de Foum Draâ.
La valorisation du potentiel de cette région doit passer par la mise en évidence de 3 écosystèmes, correspondant à des circuits touristiques intégrés. D’abord dans la province de Guelmim, les «Mystères des oasis et iggoudars», les «Plages dorées» et la «niche et montagne» permettront également à Sidi Ifni de se positionner autour de la valorisation touristique des produits du terroir et du savoir-faire artisanal local. Le financement de ce programme régional nécessite un investissement public de 124 millions de DH dont la moitié est avancée par la province de Guelmim.

Développement: Mode d’emploi

A l’exception de quelques nuances, un plan d’action pour développer ces destinations est applicable  aux trois régions. Plusieurs composantes sont prévues dont les plus importantes sont:
Signalétique: Dans le désert, la visibilité et la lisibilité du territoire touristique doivent être améliorées. Ce qui permettra de répondre aux besoins des randonneurs en matière d’orientation et d’interprétation.
Circuits: Il s’agit de mettre en réseau les principaux attraits touristiques de la région à travers la création des sentiers et de répondre aux besoins des randonneurs qu’ils soient amateurs ou professionnels et selon leurs préférences (circuits pédestres, chameliers, en 4X4,…)
Centre d’interprétation: La région doit être dotée d’un équipement culturel de proximité avec pour objectifs la sensibilisation, l’information et la formation de tous les publics à son patrimoine. C’est le cas notamment de la richesse en avifaune, l’artisanat et les produits du terroir.
Hébergement: Le plan encourage la création de formes d’hébergement touristiques respectueuses de l’environnement et ayant un cachet architectural local. Pour Dakhla, il prévoit le développement de plusieurs animations touristiques autour des sports nautiques, comme notamment le windsurf, le kitesurf et la pêche sportive.

M.C.

 

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