International

USA: Trump encore en campagne

Par L'Economiste | Edition N°:5385 Le 02/11/2018 | Partager
Pour les élections législatives du 6 novembre
Il promet toujours plus de soldats face aux migrants
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Les Américains sont appelés aux urnes pour la première fois depuis l’entrée de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2017. Si un basculement du Sénat semble a priori peu probable, les sondages dessinent une victoire des démocrates à la Chambre des représentants (Ph. AFP)

Les élections de mi-mandat de mardi 6 novembre 2018 doivent permettre de renouveler la totalité de la Chambre des représentants et environ un tiers du Sénat américain.

Depuis la Floride, le président américain Donald Trump a encore durci son discours de campagne sur l’immigration après avoir évoqué l’envoi de 15.000 soldats à la frontière avec le Mexique, soit l’équivalent du nombre de troupes déployées en Afghanistan. «Nous nous préparons pour les caravanes, ne vous inquiétez pas», a-t-il martelé à quelques jours d’élections législatives où les républicains redoutent de perdre le contrôle du Congrès.

A ce jour, le Pentagone a autorisé le déploiement de quelque 5.200 soldats à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Cette opération, baptisée «Patriote fidèle», doit permettre de renforcer les postes-frontières du Texas à la Californie et apporter un soutien logistique aux agents du service des douanes et de la protection des frontières (CBP) sur d’autres zones moins bien protégées.

Le 45e président des Etats-Unis a aussi promis de mettre fin au droit du sol qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain a la nationalité américaine, sans s’attarder cependant sur la façon d’y parvenir. Il est monté en première ligne pour les élections législatives du 6 novembre, qui sont aussi, selon ses termes, un «référendum» sur sa personne.

Le locataire de la Maison-Blanche a prévu de se rendre dans huit Etats en moins d’une semaine: Floride, Ohio, Géorgie, Indiana, Missouri, Montana, Tennessee et Virginie occidentale. A chacun de ses arrêts, les salles sont combles, la foule enthousiaste. Mais l’impact sur les urnes de cette intense implication présidentielle reste difficile à prévoir. La Floride, qu’il a remportée de justesse lors de la présidentielle de 2016 (49% des voix contre 47,8% pour Hillary Clinton) est un test crucial pour Donald Trump, deux ans après son élection.

Il se rendra à nouveau samedi dans ce grand Etat du sud-est, qui est celui où il passe le plus de temps (dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago) lorsqu’il n’est pas à Washington.
Une élection en particulier sera scrutée à la loupe: celle pour le poste de gouverneur. Elle oppose Ron DeSantis, qui a fait campagne sur un message résolument pro-Trump, à Andrew Gillum, maire de Tallahassee, star montante dans le camp démocrate, qui deviendrait, s’il est élu, le premier gouverneur noir de Floride.

S’ils ont des espoirs limités sur le Sénat, les démocrates affichent l’ambition de reprendre le contrôle de la Chambre des représentants.
Deux femmes musulmanes devraient être élues au Congrès américain lors des élections parlementaires de mi-mandat, une première alors même que le discours anti-migrants s’enflamme au plus haut niveau. D’autres candidats vont marquer aussi les élections.

F. Z. T. avec agences

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