Economie

El Othmani au Parlement: La Charte d’investissement pour bientôt

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5383 Le 31/10/2018 | Partager
Ses équipes accélèrent la cadence pour l’introduire dans le circuit d’adoption
Le chef du gouvernement interpellé sur les difficultés des entreprises
L’auto-entrepreneuriat pour résorber le chômage des jeunes
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Interpellé sur l’amélioration de l’employabilité des jeunes, Saâdeddine El Othmani a mis l’accent sur l’importance des mesures prévues dans le cadre de la nouvelle stratégie intégrée au profit de cette catégorie. Même s’il est conscient des obstacles qui entravent sa mise en œuvre, dont essentiellement la convergence des interventions. Une commission spéciale a été mise en place pour s’assurer de cette cohérence. Elle tiendra sa première réunion cette semaine (Ph. Bziouat)

Très attendu, le projet de réforme de la Charte d’investissement est en cours de finalisation. Saâdeddine El Othmani a fait savoir que ses équipes ont accéléré la cadence pour l’introduire bientôt dans le circuit d’adoption. En attendant, la priorité est à l’implémentation de la réforme des CRI, afin d’assurer une plus grande efficacité dans l’accompagnement des entreprises et dans l’aplanissement des difficultés auxquelles elles font face.

C’est ce qu’a souligné El Othmani face aux députés de la première Chambre, lors de la séance mensuelle des questions de politiques publiques, tenue lundi dernier. Interpellé sur les multiples obstacles qui entravent le développement des entreprises, le chef du gouvernement a promis une série de mesures à lancer l’année prochaine.

«Le projet de loi de finances 2019 a prévu une série d’incitations au profit des entreprises, particulièrement les PME», a-t-il dit. Au menu, «la réduction des délais de paiement et l’apurement des arriérés de TVA». S’y ajoutent le renforcement de l’accès au financement, notamment à travers la simplification des mécanismes de garanties, et le relèvement du plafond des microcrédits. Pour les TPE, El Othmani a mis l’accent sur «la révision du barème de l’IS en vue de son harmonisation avec les spécificités des TPE».

Pour lui, c’est décisif pour favoriser «le développement des entreprises en tant que créatrices de richesses et de postes d’emplois». D’ailleurs, le chef du gouvernement a été également interpellé sur l’employabilité des jeunes. Sur ce point, l’auto-emploi et l’amélioration de l’employabilité sont deux axes majeurs de la stratégie intégrée au profit des jeunes, a-t-il dit.

Le statut d’auto-entrepreneur constitue, selon El Othmani, un des mécanismes décisifs dans cette stratégie. A fin septembre dernier, les statistiques font état de l’enregistrement de 80.000 auto-entrepreneurs, avec un chiffre d’affaires déclaré de 400 millions de DH.

Aujourd’hui, de nouvelles mesures seront lancées pour renforcer l’orientation des jeunes vers l’entrepreneuriat. Il s’agit notamment de la mise en place d’un projet de développement des soft skills, portant sur le développement des capacités managériales et de gestion financière des jeunes.

Ce dispositif sera accompagné du lancement de «la Charte des générations», qui figure dans le Plan national de la promotion de l’emploi. D’après ce programme, les jeunes, de 18 à 39 ans, à la recherche d’emploi, seront accompagnés, selon une logique de mentoring, par des experts seniors.

Au-delà de ces mesures, El Othmani s’est dit «conscient des difficultés pouvant entraver la mise en œuvre de la politique intégrée au profit des jeunes». A l’instar d’autres politiques publiques, le principal enjeu porte sur la cohérence et la coordination des interventions des différents acteurs. Car il s’agit d’assurer la convergence des différents programmes ministériels, pour aboutir à des résultats concrets, a-t-il noté.

El Othmani a annoncé la mise en place d’une commission spéciale, chargée du suivi de la mise en œuvre de cette politique intégrée. Cette entité, qui regroupe les différents ministères concernés, tiendra sa première réunion cette semaine.

Registre social

Le Maroc sera bientôt doté d’une Agence nationale des registres. C’est ce qu’a annoncé le chef du gouvernement face aux membres de la Chambre des représentants, lors de la séance mensuelle des questions de politiques publiques. Cette nouvelle entité sera chargée de deux projets stratégiques. D’abord, le registre national unifié, qui devrait permettre de résoudre la problématique du ciblage des populations défavorisées, dans le cadre de la réforme de la compensation. Cette nouvelle méthode permettra de définir les bénéficiaires des subventions via un système de scoring, sur la base des données socioéconomiques, a expliqué Saâdeddine El Othmani. Cette agence sera également chargée du registre national de la population. Il sera dédié au «rassemblement, enregistrement et vérification de la crédibilité des données des populations, sur la base d’un identifiant civil et social, qui sera attribué à chacun des citoyens, y compris les mineurs, les nouveau nés et les étrangers établis au Maroc».

 

 

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