Société

Panafricaines: Donner une image réelle de la migration

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5382 Le 30/10/2018 | Partager
Les médias du continent ont un rôle crucial à jouer
La rencontre a permis aux membres de décliner leur plan d’action 2018-2019
La mobilité féminine et la médiatisation en priorité
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Le Forum des femmes journalistes a connu la participation des agences onusiennes concernées, et de représentants de l’Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, a exhorté les médias africains à «porter une image lucide et authentique qui reflète la réalité du continent» (Ph. F. Al Nasser)

Ce sont quelque 200 journalistes femmes issues des 54 pays du continent africain qui ont répondu présent au Forum des Panafricaines, organisé le 26 et 27 octobre dernier à l’initiative de 2M.  Avec comme thématique la Migration africaine: «une chance pour le continent, une responsabilité pour les médias».

«La migration internationale ne concerne que 3,4% de la population mondiale, soit quelque 258 millions de personnes. Sur cette population, moins de 14% sont africains, soit 36 millions, dont 80% sont réguliers», a souligné Salim Cheikh, directeur général de 2M.

Pour ce qui est des africains irréguliers, les 4 cinquièmes restent en Afrique, selon lui. «Notre devoir est de refléter la réelle image de l’Afrique, et ne pas attendre que l’occident la façonne. Nous devons montrer aux médias européens que nous pouvons nous organiser en tant qu’africains, de manière constructive et réfléchie», a précisé, pour sa part, Larry Macaulay, fondateur et rédacteur en chef de Refugee Radio Network, à Hambourg.

«Aujourd’hui, la mission des Panafricaines est de rétablir la vérité, lutter contre les stéréotypes, démystifier tout cela non pas seulement auprès des Européens mais surtout entre nous», a insisté Samira Sitail, directrice adjointe en charge de l’information et des magazines à 2M.

Sept ateliers traitant de divers aspects et réalités du phénomène migratoire ont ainsi été organisés. Après un vote électronique, les Panafricaines présentes lors de l’événement ont situé la mobilité féminine en tête des priorités avec 22% de voix. La problématique du traitement journalistique de la question migratoire vient en deuxième place (18%), suivie de l’errance des mineurs et de l’importance de disposer de données fiables, ex æquo, avec 16% des suffrages.

Après ces deux journées d’échanges et de débats, le réseau des femmes journalistes a décliné son plan d’action 2018-2019. Il sera marqué par la création officielle des structures organisationnelles du réseau. «Nous allons mettre en place tous les dispositifs légaux nécessaires pour permettre aux Panafricaines de travailler et d’évoluer dans un environnement juridique, stable, pertinent et serein», a déclaré Adil Maazouz, spécialiste des questions juridiques dans le secteur des médias.

Le réseau des Panafricaines s’engage aussi à mettre en place des formations et des partages d’expertise pour bénéficier de l’aide auprès d’institutions et d’organismes internationaux.

T.E.G.

 

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