International

Syrie: Un sommet pour une trêve durable

Par L'Economiste | Edition N°:5381 Le 29/10/2018 | Partager
Un accès humanitaire «sans restriction»
Un comité constitutionnel attendu avant la fin de l'année
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La chancelière allemande Angela Merkel, le président russe Vladimir Poutine, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président français Emmanuel Macron, ce samedi 27 octobre lors du sommet sur la Syrie à Istanbul. Ils ont notamment appelé à l'écriture d'une nouvelle Constitution pour le pays (Ph. AFP)

Cessez-le-feu, nouvelle constitution, organisation humanitaire…Plusieurs dossiers ont été abordés par les dirigeants turc, français, russe et allemand réunis samedi dernier à Istanbul, pour évoquer le cas épineux de la Syrie. Un format inédit auquel manquait l'Iran et les Etats-Unis mais jugé significatif, puisqu'il réunissait un allié clé du président syrien Bachar El-Assad  ainsi que le principal soutien de son opposition armée. S'y ajoutent deux puissances européennes appelées à s'impliquer dans la Syrie de «l'après» processus politique et reconstruction du pays.

La réunion a salué «les progrès» accomplis dans la région d’Idlib (nord-ouest de la Syrie), dernière province aux mains des rebelles et de groupes djihadistes devenue à la mi-septembre «zone démilitarisée» grâce à un accord russo-turc.  Mais elle a également mis l’accent sur l’importance d’un cessez-le-feu durable tout en soulignant la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme.

Lors de la conférence de presse qui a suivi les échanges, le président russe Vladimir Poutine a appelé son hôte turc, Recep Tayyip Erdogan, à redoubler d'efforts pour convaincre les djihadistes de respecter l'accord. Le conflit en Syrie a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011. Dans la déclaration finale, chaque dirigeant a également appelé à établir  avant la fin de l’année  un comité constitutionnel censé élaborer une nouvelle Constitution syrienne si «les conditions le permettent». C'est d'ailleurs la principale avancée du sommet d'Istanbul, même si beaucoup d'incertitudes planent encore sur sa mise en œuvre.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie avait confirmé la veille au Conseil de sécurité l'opposition de Damas au Comité constitutionnel tel que souhaité par les Nations unies: «50 membres choisis par le régime, 50 par l'opposition et 50 par l'ONU pour inclure dans la discussion des représentants de la société civile et des experts».

Le régime syrien a refusé cette dernière liste. «Il faut respecter un gouvernement qui est souverain, mais avec la pression de la communauté internationale», a estimé Macron.  Les dirigeants ont aussi exhorté à «assurer l’accès rapide, sûr et sans restrictions des organisations humanitaires à travers la Syrie».

K.M. avec agences

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