Régions

Rabat: Les élus du PAM bloquent les travaux du conseil

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5377 Le 23/10/2018 | Partager
Ils demandent la présence du wali pour lui exposer leurs doléances
Quelles suites après la publication du rapport de l’Intérieur sur l’arrondissement de Youssoufia?
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Occupation forcée de la tribune par les élus du PAM afin de bloquer les travaux de la session d’octobre. Ils réclament la présence du wali pour en découdre avec les «graves» dysfonctionnements relevés dans le rapport de l’Intérieur (Ph RZ)

Après une accalmie de courte durée, la tension s’invite à nouveau au conseil de la ville de Rabat dirigé par le maire PJD, Mohamed Sadiki. Les élus du PAM, qui conduisent l’opposition, ont bloqué les travaux du conseil de la ville pour la session d’octobre en adoptant, cette fois-ci, une autre démarche.

En effet, ils se sont donné le mot pour arriver plus tôt, bien avant le démarrage de la session, afin d’occuper la place du maire et celle de ses adjoints au niveau de l’estrade. Une attitude observée dans la majorité des séances, la dernière ayant eu lieu le 19 octobre.

Un «boycott» dont l’objectif est de forcer la présence du wali aux travaux du conseil en vue de lui exposer les dissensions actuelles, est-il indiqué auprès d’Ibrahim Joumani, élu du PAM qui conduit ce mouvement de contestation auquel adhèrent des conseillers d’autres partis (MP et l’UC). Le premier dossier porte sur les dysfonctionnements relevés par le rapport d’enquête de l’Intérieur sur l’arrondissement de Youssoufia et dont le président est membre du PJD.

«A ce jour, aucune suite n’a été donnée à ce rapport qui a révélé des dysfonctionnements graves notamment en matière de passation des commandes», déplore Joumani qui a sa petite idée sur cette affaire. Selon lui, la direction du PJD aurait intervenu au niveau du gouvernement en vue d’empêcher l’application de la loi. «Compte tenu de la gravité des dysfonctionnements relevés, le wali devrait appliquer les dispositions de l’article 64 de la loi organique relative aux communes en saisissant le tribunal administratif», réclame Joumani.

De son côté, Mohamed Sadiki, le maire de Rabat est péremptoire. «Le contenu de ce rapport ne relève pas de dysfonctionnements graves nécessitant le recours à l’article 64», a-t-il répliqué. «Avec ces manœuvres non démocratiques, les élus du PAM ont bloqué les travaux de cette session avec un ordre du jour composé de 36 points dont plus de la moitié en relation avec le programme intégré de développement de Rabat (2014-2018)», ajoute Sadiki.

Les élus de l’opposition ont soulevé également des problèmes qui entachent la gestion du secteur de l’urbanisme au niveau de la commune. Pointés du doigt, le manque de transparence au niveau de l’octroi des autorisations et un laxisme dans le suivi et le contrôle des chantiers.

«Des écrits sur ce sujet ont été adressés au maire par notre groupe mais sans qu’aucune suite ne leur ait été donnée», précise pour sa part Omar El Hyani, élu du FGD. Ce dernier a aussi rappelé le retard enregistré dans la préparation du Plan d’action de la commune qui aurait dû être prêt en 2016.

Pour dépasser ce blocage, le maire invite les autorités concernées à assumer leur responsabilité pour garantir le déroulement des travaux du conseil.

 

 

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