Culture

Festival de Fès de la culture soufie: Un terreau culturel pour les penseurs

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5372 Le 16/10/2018 | Partager
Reconnexion avec un patrimoine qui répond aux besoins spirituels de notre époque
L’Islam porteur de valeurs universelles, respect, diversité des cultures et des religions
La 11e édition se déroulera du 20 au 27 octobre

Rrevisiter une matrice culturelle et patrimoniale, un usus culturel propre du Maroc. Celui constituant le lien et le pacte de confiance entre le Roi, commandeur des croyants, et la société civile. Telle est la mission assignée au Festival de Fès de la culture soufie qui se tiendra sous le haut patronage du Roi.  Prévue du 20 au 27 octobre, sa 11e édition esquissera «la présence du soufisme».

«Seul le Maroc pourra tenir ce genre d’événement. Car, il a su créer un modèle sociétal et culturel, porté par le Souverain, et s’exprime par la société civile», confie Faouzi Skali, président du festival. Pour lui, «le rôle de l’Islam du renouveau, dynamique et créatif de valeurs, est véhiculé par cette culture vivante qui est le soufisme». Dans cette optique, le Maroc se démarque par son modèle de l’Islam et son ouverture. Il est regardé avec attention par de nombreux pays en Afrique et en Occident.

«C’est un modèle qui fonctionne et renoue avec la vocation civilisationnelle de l’Islam producteur de valeurs universelles, respect et diversité des cultures et des religions», renchérit l’anthropologue. Ainsi, le festival de Fès permet une reconnexion avec un patrimoine vivant qui répond aux besoins spirituels de notre époque. L’événement amène naturellement les festivaliers aux dimensions spirituelles saines et ouvertes.

Pour endiguer les graves lacunes religieuses de nos jours et contrecarrer le fanatisme, le festival soufi explore chaque année des thématiques différentes. Le but est de défrîcher tous les domaines de la réflexion et poser des questions essentielles. Parmi lesquelles figurent la «place de la femme dans l’Islam», «comment penser le spirituel et enrichir l’art», «religion et droits de l’homme», etc.

Tout le défi est de créer un terreau culturel qui tâche d’apporter concrètement des réponses novatrices sur la dimension sociale et spirituelle, en sollicitant la réflexion et la pensée des intellectuels. Invités aux débats de la médersa Bouinaniya, ces derniers développent une résonance historique et une articulation naturelle entre le patrimoine architectural et des questions d’actualité.

Seul le Maroc, avec la liberté dont jouit la société civile, peut produire un tel événement en présence d’experts et chercheurs qui puisent dans le soufisme une inspiration artistique et spirituelle.

Programme

Une programmation assez riche et variée pour la 11e édition du festival soufi qui se tiendra à Bab Al Makina, Jardin Jnane Sbill et la salle de la préfecture de Fès-Médina. L’événement accueille en ouverture la création artistique «Ode aux femmes mystiques», avec Carole Latifa Ameer, Leili Anvar, Françoise Atlan, Bahaa Ronda, Driss Berrada et l’Ensemble Rhoum El Bakkali de la Hadra Chefchaounia à Bab Al Makina. Ensuite, plusieurs Tariqas marocaines (Boutchichiya, Sqalliya, Sharqawiya, Rissouniya, Wazzaniya…) défileront. Au menu de cette édition 2018, il y a également des tables rondes tout au long du festival, un concert de l’Ensemble Al Firdaus de Grenade avec Ali Keeler et Marouane Hajji, et une clôture en compagnie des Derviches et chants spirituels du Cham.

 

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